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	<title>Les Chroniques N&#233;m&#233;diennes</title>
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		<title>Les Chroniques N&#233;m&#233;diennes</title>
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		<title>Utopiales 2013</title>
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		<dc:date>2013-11-16T15:26:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Chrysagon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Quatorzi&#232;me &#233;dition du festival international de Science-Fiction&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://nemedie.free.fr/site/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L40xH34/arton158-7dc55.gif&quot; width='40' height='34' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La quatorzi&#232;me &#233;dition des Utopiales s'est d&#233;roul&#233;e &#224; Nantes il y a quelques jours avec comme chaque ann&#233;e un panel d'invit&#233;s originaires de toute la plan&#232;te tant dans le domaine de la SF que de la fantasy de l'illustration, du cin&#233;ma, du jeu&#8230;&lt;br&gt;Plusieurs points ont int&#233;ress&#233; les chroniqueurs n&#233;m&#233;diens cette ann&#233;e comme l'hommage &#224; Raymond Po&#239;vet, pionnier de la BD d'auteur, mais aussi les nombreux ateliers d&#233;couverte dont la liste serait trop longue &#224; dresser !&lt;br&gt;J'aimerai toutefois &#233;voquer deux points int&#233;ressants du point de vue des chroniqueurs n&#233;m&#233;diens, l'intervention de Xavier Maum&#233;jean concernant l'imaginaire am&#233;ricain, et la rencontre avec Orson Scott Card.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_614 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L218xH312/affiche_utos_2013-73bc7.jpg' width='218' height='312' alt='JPEG - 42.4&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;rence de Xavier Maum&#233;jean intitul&#233;e &#171; Les racines de l'imaginaire am&#233;ricain &#187; a retrac&#233; dans les grandes lignes une partie du folklore de ce pays depuis l'arriv&#233;e des premiers colons. Dans le peu de temps imparti il est revenu sur les Contes de ma m&#232;re l'Oie, (compl&#232;tement diff&#233;rents de la version fran&#231;aise de Charles Perrault) inspir&#233;s de contes irlandais et &#233;cossais transform&#233;s par la dure vie qui fut celle des premiers arrivants. Le principe du don et du contre don y sont pr&#233;dominants et le th&#232;me du sacrifice d'un enfant r&#233;current.&lt;br&gt;Xavier Maum&#233;jean a &#233;voqu&#233; ensuite l'instauration du puritanisme &#224; Boston qui prit un tournant d&#233;cisif avec Cotton Mather, ministre du culte calviniste, lettr&#233; et ennemi de la magie qu'il &#233;tudia au point de d&#233;tenir une biblioth&#232;que compl&#232;te sur le sujet. Il fut l'instaurateur de grands proc&#232;s en sorcellerie dans le deuxi&#232;me quart du XVIII&#232;me si&#232;cle.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_618 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L395xH246/poivet-f5493.jpg' width='395' height='246' alt='JPEG - 15.1&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Exposition Po&#239;vet&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Un saut dans le temps nous transporta ensuite aux abords de New York &#224; la fin du XIX&#232;me sur Coney Island, o&#249; deux promoteurs, apr&#232;s avoir reconverti les membres des gangs en policiers, construisent des parc d'attractions d&#233;lirants. Dreamland, ville test int&#233;gralement blanche, afin que chacun y projette mentalement ses propres couleurs, offrait plusieurs attractions comme le Commencement du Monde, l'Eruption du V&#233;suve, mais Surtout Lilliputia. Cette r&#233;plique miniature de la ville de Nuremberg dans son &#233;tat m&#233;di&#233;val &#233;tait enti&#232;rement peupl&#233;e de personnes de petite taille recrut&#233;es pour leur proportions parfaites et auxquelles on imposait la prise de coca&#239;ne et des comportements homosexuels suppos&#233;s faire rire le public. Les pompiers de Lilliputia devaient &#233;tendre un vrai incendie d&#233;clench&#233; trois fois par jour, la ville poss&#233;dait ses tribunaux et m&#234;me ses pauvres. En &#233;t&#233; le parc accueillait 250 000 visiteurs par jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1908 ouvrit le Luna Park permettant de visiter une cit&#233; Lunaire peupl&#233;e de s&#233;l&#233;nites, interpr&#233;t&#233;s par des com&#233;diens s&#233;lectionn&#233;s pour leur physique consid&#233;r&#233; parfait : grands et blonds&#8230;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_619 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L500xH334/maumejean_serres-91f3c.jpg' width='500' height='334' alt='JPEG - 23.7&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Xavier Maum&#233;jean et Michel Serres&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le personnage de Sarah L. Winchester appara&#238;t ensuite : riche veuve du fils Winchester, elle fit construire une maison pour les fant&#244;mes des victimes du fameux fusil (hommes comme b&#234;tes). L'esprit de son mari lui rendait visite r&#233;guli&#232;rement et lui donnait des nouvelles de sa qu&#234;te pour retrouver le fant&#244;me de leur fille d&#233;c&#233;d&#233;e pr&#233;matur&#233;ment. La construction de la demeure ne devant jamais s'achever, elle se d&#233;roulait 24 heures sur 24 et l'&#233;difice comportait de nombreux escaliers ne menant nulle part, mais surtout une garderie pour b&#233;b&#233;s fant&#244;mes, une salle de bal gigantesque.&lt;br&gt;Xavier Maum&#233;jean n'eut que le temps d'&#233;voquer la cr&#233;ation des services secrets am&#233;ricains par des magiciens illusionnistes avant la fin du temps qui lui &#233;tait d&#233;volu. Une conf&#233;rence passionnante qui aurait pu durer des heures sans aucun doute ! Une partie de ces informations se retrouve dans &lt;i&gt;Lilliputia &lt;/i&gt; (Calmann-L&#233;vy, 2008) et &lt;i&gt;American Gothic &lt;/i&gt; (Alma, 2013).&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le festival a &#233;t&#233; l'occasion de faire monter sur sc&#232;ne Orson Scott Card pour une rencontre anim&#233;e par J.-A. Debats. L'auteur am&#233;ricain a pu revenir avec humour sur ses m&#233;thodes d'&#233;criture ainsi que sur le sens de son &#339;uvre, marqu&#233;e entre autres par &lt;i&gt;La Strat&#233;gie Ender &lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Chroniques d'Alvin le Faiseur&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
J.-A. Debats a &#233;voqu&#233; les nombreux ateliers d'&#233;criture que l'auteur anime et soulign&#233; que ces pratiques, m&#234;me si elles se d&#233;veloppent chez nous, ne sont pas encore ancr&#233;es dans notre culture SF.&lt;br&gt;A la question comment &#233;crivez vous, OSC a r&#233;pondu qu'il n'avait pas d'horaires r&#233;guliers, qu'il plongeait dans l'&#233;criture et essayait de rejoindre l'autre berge au plus vite sans &#234;tre trop d&#233;sagr&#233;able avec son entourage. Il recommande aux jeunes auteurs de ne pas arr&#234;ter le sport ! En effet ce dernier lui procure les m&#234;mes satisfactions que l'&#233;criture, il a donc d&#251; le bannir de sa vie s'il voulait continuer &#224; &#233;crire et balance constamment depuis entre rester en vie et gagner assez d'argent pour le rester. Plus s&#233;rieusement il avoue &#234;tre revenu &#224; une meilleure hygi&#232;ne de vie apr&#232;s une attaque survenue il y a environ trois ans.&lt;br&gt;Revenant sur les ateliers d'&#233;criture, il affirme que l'on apprend y peu sur ses propres histoires mais beaucoup plus gr&#226;ce aux histoires des autres, surtout si elles sont mauvaises, on apprend ainsi &#224; reconna&#238;tre ces erreurs dans nos propres textes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour lui il y a deux raisons principales qui font que quelqu'un veut devenir auteur : vouloir imiter un beau texte qui a inspir&#233;, ou vouloir faire mieux que la &#171; merde &#187; qu'on vient de lire ! Son conseil aux apprentis auteurs : &#233;tudiez les auteurs que vous n'aimez pas.&lt;br&gt;Il recommande aussi de ne pas lire qu'un seul type de litt&#233;rature mais de s'ouvrir afin de multiplier le nombre d'outils &#224; sa disposition. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors des ateliers d'&#233;criture, OSC pose des questions &#224; ses &#233;tudiants, et il voit &#233;merger un grand nombre d'histoires potentielles, mais au final la question qui se pose toujours est celle de la causalit&#233;. Si on ne sait pas toujours pourquoi les gens agissent dans la vraie vie, les auteurs de SF passent leur temps &#224; inventer des causes aux agissements de leurs personnages.&lt;br&gt;Ses ateliers commencent toujours par une question un peu provocante : pourquoi &#234;tes-vous ici et pas chez vous &#224; &#233;crire ? Il recommande d'&#233;crire un bon millier de pages avant de trouver une victime &#224; qui les faire lire. Celle-ci rapportera une exp&#233;rience de lecture plus qu'une vraie estimation de la qualit&#233; : elle soulignera les passages o&#249; elle s'est ennuy&#233;e, n'a pas compris, et o&#249; les faits ont sembl&#233; non cr&#233;dibles. Il s'agit selon OSC les trois choses qui comptent dans un r&#233;cit.&lt;br&gt;L'&#233;quilibre entre d&#233;veloppement du monde et des personnages est important, mais selon lui, sans caract&#233;risation travaill&#233;e, il n'y a pas d'histoire.&lt;br&gt;La discussion a port&#233; ensuite sur l'importance de la foi dans le travail d'OSC, qui semble transpara&#238;tre &#224; travers des personnages d'enfants messianiques, de sacrifices consentis. Selon lui on a tous des croyances, construites parfois par opposition &#224; notre environnement, mais aussi d'autres plus profondes parfois inconscientes. On consid&#232;re comme fous les gens que l'on rencontre qui ne partagent pas ces convictions profondes.&lt;br&gt;N&#233;anmoins il a veill&#233; &#224; faire en sorte que ces personnages n'adoptent pas ses propres convictions (il est mormon) mais il a constat&#233; que certaines valeurs revenaient n&#233;anmoins r&#233;guli&#232;rement. Pour lui, ce qu'un auteur croit r&#233;ellement, &#233;merge de son travail, y compris ses id&#233;es inconscientes. Et pour un court moment, le lecteur va partager des souvenirs, une exp&#233;rience du monde avec l'auteur, mais aussi ensuite avec d'autres lecteurs.&lt;br&gt;Toujours pour OSC, il est impossible d'&#233;crire de la fantasy sans avoir un &#171; purposer &#187;, un personnage qui tire l'histoire. M&#234;me dans les r&#233;cits d'Asimov qui se disait compl&#232;tement ath&#233;e, il existe toujours un personnage (sorte de messie) qui croit en un but (&#171; dieu &#187; de l'histoire).&lt;br&gt;Pour finir OSC indique que selon lui, les hommes que l'on croise dans la SF r&#233;agissent &#224; des futurs possibles, mais que dans les faits, ces futurs s'av&#232;rent rarement exacts. Et le succ&#232;s de la SF et de la fantasy se mesure &#224; la fa&#231;on dont il pr&#233;pare le lecteur &#224; s'adapter aux changements du monde, inconnus voire d&#233;sagr&#233;ables. Pour lui les utopies semblent un enfer. Notre monde est peupl&#233; de gens qui veulent cr&#233;er ce qu'ils consid&#232;rent comme leur utopie, et nous essayons de ne pas rentrer dans ce que nous consid&#233;rons comme leur enfer. Moins il y a de politiciens et plus il y a d'auteurs de SF et mieux se porte notre monde.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_620 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L500xH334/vue_generale-a5410.jpg' width='500' height='334' alt='JPEG - 68.6&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue g&#233;n&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Petit b&#233;mol au festival : la programmation des films pour les plus jeunes visiteurs. Nul ne mettra en cause le fait qu'il faille sensibiliser les enfants &#224; la SF d&#232;s leur plus jeune &#226;ge, mais le festival n'offrait que peu de films en VF visibles par les plus jeunes, dont le &#171; Prince Nezha &#187; de Wang Shuchen (1978) durant lequel un enfant commet un suicide en s'ouvrant la gorge. Pas &#233;vident pour des enfants de cinq ans !&lt;br&gt;&lt;br&gt;A l'ann&#233;e prochaine donc pour un nouveau festival.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cr&#233;dits Photo : Stellabrettiana &lt;a href=&quot;http://lejardindestella.blogspot.fr/&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://lejardindestella.blogspot.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les dieux de Bal-Sagoth</title>
		<link>http://nemedie.free.fr/site/spip.php?article152</link>
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		<dc:date>2012-11-20T19:21:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>N&#233;bal</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Une Chronique de Nebal&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://nemedie.free.fr/site/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;HOWARD (Robert E.), Les Dieux de Bal-Sagoth, illustrations de Didier Graffet, traduit de l'anglais (&#201;tats-Unis) par Patrice Louinet, Paris, Bragelonne, 2010, 476 p.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ma part, et quoi que l'on puisse reprocher par ailleurs &#224; ladite maison (c'est un sport national), je ne remercierai jamais assez Bragelonne et Patrice Louinet d'avoir poursuivi l'&#233;dition des &#339;uvres de Robert E. Howard au-del&#224; de l'int&#233;grale de Conan. Merci, merci, merci. Certes, cela a pu donner du tr&#232;s bon (Bran Mak Morn), du bon (Solomon Kane), et du moins bon (Le Seigneur de Samarcande) ; mais c'est en tout cas une occasion unique de red&#233;couvrir un auteur sans doute plus vari&#233; et moins caricatural que ce que l'on a longtemps voulu croire, et qui, tout au long de sa courte carri&#232;re, a r&#233;guli&#232;rement pondu des textes fort int&#233;ressants.&lt;br&gt;&lt;span class='spip_document_613 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L321xH500/Les-Dieux-de-Bal-Sagoth-4a266.jpg' width='321' height='500' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;Certes, il s'agit de litt&#233;rature populaire, mais de bonne litt&#233;rature populaire ; aussi est-ce toujours avec une certaine impatience que j'attends les nouvelles parutions howardiennes chez Bragelonne, que je m'empresse d'acheter d&#232;s leur sortie. Apr&#232;s, c'est un peu la roulette russe... mais en parlant d'Howard, c'est sans doute de mauvais go&#251;t, alors on pr&#233;f&#232;rera pasticher Forrest Gump, et dire avec lui que Howard, c'est comme une bo&#238;te de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber.&lt;br&gt;Las, autant le dire tout de suite, avec Les Dieux de Bal-Sagoth, premier tome d'une int&#233;grale en trois volumes des r&#233;cits de fantasy et d'horreur &#171; hors-cycle &#187; (du moins est-ce ainsi que je l'ai compris... ?) de Robert E. Howard, on tombe dans l'ensemble sur du &#171; pas tr&#232;s bon &#187;. Des vieux machins un peu moisis, d'autres qui sentent pas bon, quelques-uns d'un peu trop liquoreux. Pas tous, heureusement : il y en a de tout &#224; fait mangeables, et m&#234;me de bons ; mais dans l'ensemble, c'est quand m&#234;me l'amertume qui domine...&lt;br&gt;Nous commen&#231;ons par retrouver (donc, en fait de &#171; hors-cycle &#187;, d&#233;j&#224;, &#231;a coince un peu) Turlogh O'Brien, un personnage de paria irlandais, fort int&#233;ressant, que l'on avait d&#233;j&#224; pu croiser dans deux (si je ne m'abuse) tr&#232;s chouettes nouvelles du tr&#232;s chouette Bran Mak Morn - et en tout cas dans &#171; L'Homme noir &#187;, excellent r&#233;cit dudit recueil. &#171; Les Dieux de Bal-Sagoth &#187; (pp. 11-60) en constitue d'ailleurs la suite, et c'est plut&#244;t une r&#233;ussite que ce r&#233;cit d'heroic fantasy totalement fr&#233;n&#233;tique, dans lequel, comme Patrice Louinet en fait la remarque (p. 460), l'accumulation des &#233;v&#233;nements en moins de vingt-quatre heures est telle que Jack Bauer himself pourrait en prendre de la graine. &#199;a commence plut&#244;t pas mal, donc. Et plut&#244;t bien, m&#234;me&lt;br&gt;Et &#231;a se poursuit pas mal, quoique de mani&#232;re un peu trop confuse, avec &#171; Le Cr&#233;puscule du Dieu gris &#187; (pp. 61-105), nouvelle contant la bataille de Clontarf (1014) et en faisant le &#171; ragnarok personnel &#187; d'Odin. Turlogh O'Brien n'y est qu'un des tr&#232;s nombreux personnages secondaires, dans ce texte qui se situe chronologiquement avant son bannissement. Parfois int&#233;ressant et anim&#233; d'un certain souffle &#233;pique, ce texte ind&#233;niablement document&#233; se r&#233;v&#232;le quand m&#234;me dans l'ensemble un peu trop lourd pour convaincre v&#233;ritablement. Patrice Louinet a sans doute raison (mais bien s&#251;r qu'il a raison !) quand il dit que, si ce texte a eu une influence sur les r&#233;cits ult&#233;rieurs de Conan, ce n'est pas tant parce qu'on y trouve un personnage qui s'appelle Conn et qui jure par Crom, que, a contrario, parce que Howard avait &#233;prouv&#233; l&#224; toute la difficult&#233; et la lourdeur impos&#233;e par les recherches dans un cadre historique, ce dont la cr&#233;ation de &#171; l'&#194;ge Hyborien &#187; allait le soulager.&lt;br&gt;On retrouve Turlogh O'Brien dans deux fragments en appendice. Le premier, non titr&#233; (pp. 427-430), est trop court pour que l'on puisse vraiment en dire quoi que ce soit - si ce n'est que le personnage y appara&#238;t bien fourbe. Le second, bien qu'&#233;minemment bancal, est plus int&#233;ressant &#224; mes yeux : &#171; L'Ombre du Hun &#187; (pp. 431-453), avec son [sic] g&#233;n&#233;ral, est un r&#233;cit inachev&#233; totalement foutraque, qui commence tr&#232;s mal, et part dans toutes les directions, mais contient quelques beaux moments ; je retiens notamment une belle sc&#232;ne de bataille navale, et une invraisemblable &#233;pop&#233;e russe de Turlogh O'Brien, o&#249; notre h&#233;ros se voit d&#233;cerner le titre de bogatyr (mais je reviendrai l&#224;-dessus tr&#232;s bient&#244;t...).&lt;br&gt;Revenons maintenant en arri&#232;re, et abandonnons l'Irlandais et sa hache dalcassienne. Nous allons encha&#238;ner sur quelques textes de jeunesse de Robert E. Howard, parmi les premiers publi&#233;s dans Weird Tales.&lt;br&gt;...&lt;br&gt;Et l&#224;, on se dit que Farnsworth Wright, le r&#233;dacteur en chef, n'&#233;tait pas tr&#232;s regardant, parce que fouyayaye ! C'est quand m&#234;me pas bon du tout. Ainsi du tout premier, &#171; Lance et croc &#187; (pp. 107-118), un r&#233;cit pr&#233;historique didactique, maladroit et convenu ; le suivant, &#171; Dans la for&#234;t de Villef&#232;re &#187; (pp. 119-125), que Wright qualifiait de &#171; bijou &#187; ( ?!?), est un r&#233;cit de loup-garou tr&#232;s maladroit dans la forme, qui ne vaut donc gu&#232;re mieux. Certes, Howard est bien jeune, alors on l'excusera...&lt;br&gt;Et puis il fait des progr&#232;s rapides. &#171; La T&#234;te de loup &#187; (pp. 127-156), sorte de suite &#224; &#171; Dans la for&#234;t de Villef&#232;re &#187;, pour &#234;tre un peu foutraque, et un peu grotesque dans tous les sens du terme, n'en est pas moins un r&#233;cit d'horreur gothique relativement convenable, bien plus fr&#233;quentable en tout cas que les deux abominations qui pr&#233;c&#232;dent.&lt;br&gt;Cela-dit, elles avaient au moins pour elles d'&#234;tres courtes. Ce n'est h&#233;las pas le cas de celle qui suit, &#171; Le Cr&#226;ne vivant &#187; (pp. 157-283), loooooooooooongue nouvelle (enfin, rendue un peu artificiellement longue par des sauts de page incessants, aussi...) pastichant Sax Rohmer et son terrible docteur Fu Manchu. Mais &#224; la Howard, et m&#226;tin&#233;e de Lovecraft. Ce qui nous donne au final une loooooooooooooooooooongue variation sur le p&#233;ril noir et jaune et brun et pas blanc, en fait, quoi, qui s'explique sans doute par l'&#233;poque, le contexte, oui, on est d'accord, mais qui passe quand m&#234;me difficilement pour un lecteur contemporain, qui h&#233;site du coup entre le sac &#224; vomi et le franc &#233;clat de rire (parce que, comme le dit le Philosophe, &#171; mieux vaut en rire que s'en foutre &#187;). J'avoue avoir ris aux larmes &#224; ce passage (p. 262, soulign&#233; par l'auteur) :&lt;br&gt;&#171; Une foule impressionnante se pressait sur ce toit. Ils &#233;taient assis, accroupis ou debout... et sans exception il ne s'agissait que de Noirs ! &#187;&lt;br&gt;Et un peu plus loin (p. 281) :&lt;br&gt;&#171; [...] les centaines de Noirs qui ont d&#251; mourir &#224; ce moment-l&#224;.&lt;br&gt;&#171; - Tous les Noirs de Londres devaient s'y trouver.&lt;br&gt;&#171; - Je le pense. Tous sont, au fond d'eux-m&#234;mes, des adorateurs du vaudou [...] &#187;&lt;br&gt;Mais l&#224;, vous me direz que chez Lovecraft, dans le fond, c'est pas mieux, et vous n'auriez pas tort. N'emp&#234;che qu'il s'agit l&#224; d'une nouvelle longue, naus&#233;abonde et chiante, et qui plus est mal document&#233;e (Londres selon Howard, c'est un peu bizarre ; quant &#224; sa perception des drogues, n'en parlons pas...).&lt;br&gt;Suit &#171; Le Moment supr&#234;me &#187; (pp. 285-291), courte nouvelle misanthrope et d&#233;pressive. &#199;a n'est pas bien bon, mais il est vrai que, quand on sait la fin de l'auteur, &#231;a prend une r&#233;sonance particuli&#232;re...&lt;br&gt;On passe &#224; quelque chose d'un peu plus int&#233;ressant avec &#171; Le Feu d'Asshurbanipal &#187; (pp. 293-323), r&#233;cit m&#234;lant aventures orientales et horreur lovecraftienne avec un certain talent. Moui, &#231;a passe plut&#244;t bien.&lt;br&gt;Au passage, on &#233;voquera le dernier &#171; Fragment sans titre &#187; (pp. 455-457) des appendices, qui contient la seule &#233;vocation conjointe, en mauvais allemand, des Unausprechlichen Kulten de Von Juntzt faisant le lien avec l'&#194;ge Hyborien.&lt;br&gt;Mais revenons au corps du livre, avec &#171; Les Guerriers du Valhalla &#187; (pp. 325-369), texte un peu probl&#233;matique, mais dans l'ensemble plut&#244;t int&#233;ressant. C'est la premi&#232;re apparition de James Allison, et avec lui du th&#232;me de la r&#233;incarnation. James Allison, handicap&#233;, se souvient d'une vie ant&#233;rieure &#171; sur-virile &#187;, o&#249; il &#233;tait Hialmar, une sorte de pr&#233;-Viking parti pour une immense marche de massacre autour du monde, qui l'am&#232;ne finalement aux portes d'une cit&#233; pr&#233;-texane (on pense beaucoup, au d&#233;but, aux &#171; Dieux de Bal-Sagoth &#187;). L'image de ce trek sanglant est tr&#232;s forte, et les sc&#232;nes de bataille sont r&#233;ussies. En m&#234;me temps, le r&#233;cit est un peu convenu, et sa fin un peu abrupte (en raison de sa complexe histoire &#233;ditoriale, sans doute). Et puis, l&#224; encore, il est certains passages dont on aurait pu se passer (p. 349) :&lt;br&gt;&#171; Un homme ne vaut ni plus ni moins que les sentiments qu'il &#233;prouve &#224; l'&#233;gard des femmes de son sang, ce qui constitue le seul et v&#233;ritable test de la conscience raciale. Un homme peut poss&#233;der une femme &#233;trang&#232;re et s'asseoir &#224; la table du compagnon de celle-ci, &#233;tranger lui aussi, sans &#233;prouver le moindre &#233;lancement de conscience raciale. Ce n'est que lorsqu'il voit un &#233;tranger poss&#233;der, ou sur le point de poss&#233;der, une femme de son sang, qu'il prend pleinement conscience de la diff&#233;rence de race et de souche. &#187;&lt;br&gt;Ouch.&lt;br&gt;Suivent deux brefs r&#233;cits de &#171; western fantastique &#187;. Tout d'abord, &#171; Les Morts se souviennent &#187; (pp. 371-383), ou la vengeance posthume d'une Noire assassin&#233;e avec son &#233;poux par un Blanc ivre. Rien que de tr&#232;s convenu dans le fond, mais la forme, multipliant les pi&#232;ces &#224; conviction, n'est pas inint&#233;ressante.&lt;br&gt;Apr&#232;s quoi l'on passe &#224; &#171; Querelle de sang &#187; (pp. 385-393), nouvelle pour laquelle Patrice Louinet s'enthousiasme, mais qui m'a pour ma part laiss&#233; assez froid... car c'est l&#224; encore assez convenu, trouv&#233;-je. Mais bon.&lt;br&gt;Reste &#171; La Maison d'Arabu &#187; (pp.395-424), fantasy m&#233;sopotamienne non d&#233;nu&#233;e d'un certain charme, mais tout de m&#234;me un peu confuse, et qui finit quand m&#234;me carr&#233;ment en queue de poisson...&lt;br&gt;Et il faut bien entendu ajouter &#224; tout cela une &#171; Introduction &#187; (pp. 7-10) et une postface (&#171; Entre haine et oubli &#187;, pp. 459-477) tout &#224; fait passionnantes de Patrice Louinet (comme d'hab', quoi).&lt;br&gt;Il n'en reste pas moins qu'au final c'est un sentiment de d&#233;ception qui domine une fois referm&#233; Les Dieux de Bal-Sagoth. Ce recueil fait de bric et de broc se r&#233;v&#232;le in&#233;gal en qualit&#233;, et, si l'on y croise r&#233;guli&#232;rement le pire d'Howard, on ne le sent que rarement &#224; son meilleur. Ce qui ne m'emp&#234;chera certainement pas de faire l'acquisition et de lire le tome suivant, hein... Mais il faut bien dire ce qui est : celui-ci est sans doute &#224; r&#233;server aux fans hardcore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://nebalestuncon.over-blog.com/article-les-dieux-de-bal-sagoth-de-robert-e-howard-51318394.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;font color=&quot;#990066&quot;&gt;La Chronique de Nebal sur son site&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Javier Negrete</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Chrysagon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Un Celtib&#232;re aux Utopiales&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://nemedie.free.fr/site/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L58xH48/arton157-c6f2e.png&quot; width='58' height='48' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'auteur espagnol des Chroniques de Tramor&#233;e &#233;tait pr&#233;sent &#224; la treizi&#232;me &#233;dition du festival des Utopiales de Nantes. Il a &#233;voqu&#233; son travail en pr&#233;sence de J.-A. Debat et par le truchement de Christophe Josse, &#233;galement traducteur de ses livres pour les &#233;ditions l'Atalante. &lt;br&gt;Pourquoi &#233;voquer un auteur contemporain dans les Chroniques N&#233;m&#233;diennes ? Tout simplement car il est de ces rares auteurs de fantasy &#224; ouvrir la porte d'un monde &#233;pique aux enjeux cr&#233;dibles, aux personnages vivants, sans tomber dans l'abus de descriptions soporifiques suppos&#233;es mettre en place des univers bancales. Sa grande connaissance de l'Histoire lui permet au contraire de brosser le portrait de personnages et de peuples avec brio. Bref, un digne h&#233;ritier de Two-Gun-Bob ! Celui que l'on surnomme dans son pays &#171; le Tolkien espagnol &#187; nous a confi&#233; en coulisses avoir une pr&#233;f&#233;rence pour Robert Howard dont il a d&#233;couvert enfant les personnages par l'interm&#233;diaire des bandes-dessin&#233;es. &lt;br&gt;Les &#339;uvres de Javier Negrete ne cachent pas la passion pour l'Antiquit&#233; de ce professeur de grec ancien qui, si le syst&#232;me scolaire ne l'avait pas forc&#233; &#224; se d&#233;finir comme litt&#233;raire plut&#244;t que scientifique (un travers semble-t-il plan&#233;taire), aurait pu se destiner &#224; la physique. Son premier roman &#233;crit &#224; l'&#226;ge de dix ans se d&#233;roulait d&#233;j&#224; durant l'Antiquit&#233; et se finissait de fa&#231;on sanglante, avec la mort de tous ses personnages, un gage de qualit&#233; pensait-il alors. &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span class='spip_document_612 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L210xH236/negrete_reduc-71c8e.jpg' width='210' height='236' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;Ses premiers r&#233;cits, appartenant sans conteste &#224; la science fiction (et non traduits en France) ont remport&#233; plusieurs prix, et renferment sans conteste des r&#233;f&#233;rences &#224; la mythologie tout en abordant des th&#232;mes tr&#232;s modernes. Ses r&#233;cits uchroniques proposant notamment des variantes au destin d'Alexandre le Grand sont aussi &#224; noter pour leur qualit&#233;, tout comme &#171; Les Seigneurs de L'Olympe &#187; qui d&#233;peint les complots des anciens dieux grecs. Car c'est finalement l&#224; que se cachent les origines de la fantasy, au milieu des plus anciens mythes de l'homme, pour qui ils constituaient en d'autres temps une exp&#233;rience quotidienne. &lt;br&gt;Cet auteur tr&#232;s rationnel n'h&#233;site pourtant pas &#224; saupoudrer ses r&#233;cits historiques de fantastique. Le principe de la proph&#233;tie, dit-il, permet de cr&#233;er une unit&#233; au sein d'un r&#233;cit qu'il faut bien finir &#224; un moment. L'Histoire continue, mais le lecteur doit refermer le livre avec un sentiment d'accomplissement et de satisfaction. &lt;br&gt;Mais c'est bien s&#251;r pour sa Chronique de Tramor&#233;e que les Chroniques N&#233;m&#233;diennes ont remarqu&#233; Javier Negrete. Parti pour une trilogie, le cycle compte finalement quatre volumes, dont le dernier sera publi&#233; en deux tomes, toujours aux &#233;ditions L'Atalante. Les aventures de Derguin Gorion se termineront alors d&#233;finitivement nous a confi&#233; l'auteur. &lt;br&gt;La saga du jeune escrimeur rencontr&#233; dans &#171; Z&#233;mal, l'&#233;p&#233;e de feu &#187; continue avec sa lutte contre les peuples A&#239;folu suivant un messie qui pr&#234;che une guerre sainte et sanglante. Castes de guerriers, sorciers, d&#233;mons, campagnes militaires, fourberie et honneur sont les principaux ingr&#233;dients d'un r&#233;cit habilement men&#233; et ma&#238;trisant des r&#233;f&#233;rences gr&#233;co-romaines l&#224; o&#249; les mythes anglo-saxons sont habituellement la r&#233;f&#233;rence. &lt;br&gt;L'auteur a confi&#233; avoir travaill&#233; &#224; l'&#233;criture de la bataille de la Roche de Sang qui cl&#244;t &#171; Syfr&#245;n, l'esprit du mage &#187; en m&#234;me temps qu'il d&#233;veloppait le r&#233;cit y conduisant, visualisant les diff&#233;rentes unit&#233;s avec des morceaux de carton. Mais si Javier Negrete est un sp&#233;cialiste des grandes batailles &#233;piques, son r&#233;cit est toutefois empli des sentiments propres &#224; rendre les personnages authentiques et attachants, &#224; l'instar de Kratos, guerrier renomm&#233;, mais fatigu&#233;, au sein de la Horde Rouge. &lt;br&gt;Il est donc &#224; regretter que tous les r&#233;cits de cet auteur passionnant ne soient pas encore disponibles en fran&#231;ais, notamment &#171; Salamine &#187; qui d&#233;crit la c&#233;l&#232;bre bataille de Th&#233;mistocle contre Xerx&#232;s en 480 av. J.-C.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.l-atalante.com/auteur/49/javier_negrete/detail.html#ancre&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;font color=&quot;#990066&quot;&gt;Javier Negrete sur le site de L'Atalante&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Glenn Lord : 1931 - 2011</title>
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		<dc:date>2012-01-07T09:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Patrice Louinet</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Retour sur la vie du &quot;gardien de l'Idole&quot;, d&#233;c&#233;d&#233; le 31 d&#233;cembre 2011.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://nemedie.free.fr/site/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Robert E. Howard&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L58xH48/arton156-3edd0.gif&quot; width='58' height='48' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span class='spip_document_610 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;'&gt;
&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L200xH260/Glenn-2001-c7805.jpg' width='200' height='260' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;	Glenn Lord nous a quitt&#233;s le 31 d&#233;cembre 2011.&lt;br class='autobr' /&gt; Son nom n'&#233;voquera pas grand chose au grand public, ni m&#234;me &#224; la plupart des fans de Fantasy, voire &#224; certains fans de Robert E. Howard. Pourtant, sans Glenn, la notori&#233;t&#233; et la r&#233;putation de Howard ne seraient pas ce qu'elles sont aujourd'hui.&lt;br&gt;	N&#233; le 17 novembre 1931 en Louisiane, c'est en 1951, en achetant un exemplaire de &lt;i&gt;Skull-Face and Others&lt;/i&gt;, l'imposant recueil de textes de Howard publi&#233; par Arkham House en 1946, que Glenn Lord d&#233;couvrit l'auteur des nouvelles de Conan. Il s'int&#233;ressa &#224; cet &#233;crivain, qui tombait alors peu &#224; peu dans l'oubli. Il se mit en qu&#234;te des pulp magazines dans lesquels Howard avait &#233;t&#233; publi&#233;, mais tr&#232;s vite, cela ne lui suffit plus. Natif de Louisiane, mais habitant &#224; Pasadena, dans la banlieue de Houston, Texas, Glenn &#233;tait dans une position privil&#233;gi&#233;e pour partir sur les traces de Howard. Il entra en contact avec des gens l'ayant connu, commen&#231;a &#224; en savoir un peu plus sur le cr&#233;ateur de Conan, et surtout trouva des po&#232;mes in&#233;dits, envoy&#233;s ou donn&#233;s par Howard aux gens rencontr&#233;s par Glenn. Peu &#224; peu naquit l'id&#233;e d'un recueil des po&#232;mes de Howard, qui deviendra le mythique &lt;i&gt;Always Comes Evening&lt;/i&gt;, co-publi&#233; avec Arkham House en 1957. &lt;i&gt;Always Comes Evening&lt;/i&gt; &#233;tait cens&#233; contenir tous les po&#232;mes de Howard, mais quelques mois apr&#232;s sa publication, Lord obtint un microfilm contenant une cinquantaine de po&#232;mes suppl&#233;mentaires, puis entra en contact avec d'autres amis et correspondants de Howard qui, &#224; leur tour, lui fournirent po&#232;mes, lettres, et publications inconnues de Glenn ! Croyant avoir &#233;puis&#233; le filon, Lord comprit bien vite qu'il n'avait fait qu'effleurer la surface. En 1961, il lan&#231;a donc &lt;i&gt;The Howard Collector&lt;/i&gt;, petite publication amateur dans lequel il faisait partager ses trouvailles aux quelques enthousiastes de Howard. 18 num&#233;ros parurent ainsi, jusqu'en 1973.&lt;br&gt;	Vers mars 1965, Glenn devint agent aupr&#232;s des ayant droits litt&#233;raires de Howard, sur la proposition de Lyon Sprague de Camp, qui ne voulait se consacrer qu'&#224; Conan et ne voyait pas d'int&#233;r&#234;t (financier) au reste de l'&#339;uvre. De Camp pensait ne rien avoir &#224; craindre de Glenn, qu'il m&#233;prisait. Il devait par la suite regretter am&#232;rement ce choix. &lt;br&gt;	C'est quelques mois plus tard que Glenn retrouva la trace de l'important lot de tapuscrits originaux de Howard que le p&#232;re de ce dernier avait envoy&#233; &#224; Edgar Hoffmann Price en 1944. Il lui fallut de la patience et de l'argent pour les obtenir, mais en 1973 il r&#233;cup&#233;rait le dernier lot de cette cache impressionnante, forte de plusieurs milliers de pages, archive pr&#233;cieuse et indispensable, qui vint consid&#233;rablement enrichir le nombre de textes howardiens et, partant, de recueils de nouvelles.&lt;br&gt;	Les efforts de Glenn pour faire conna&#238;tre Howard au plus grand nombre obtinrent un succ&#232;s impressionnant. Il n&#233;gocia les premiers contrats avec l'&#233;diteur Donald M. Grant en 1965, puis avec Lancer Books pour des livres de poche, et avec les &#233;diteurs de nombreuses publications amateurs et semi-professionnelles. Durant les 27 ann&#233;es o&#249; il servit d'agent, sa tactique fut constante, et payante : il donnait gracieusement les textes aux publications amateurs, les fournissait &#224; faible prix aux anthologies (de fa&#231;on &#224; multiplier la pr&#233;sence de Howard), supervisait les &#233;ditions cartonn&#233;es chez des &#233;diteurs prestigieux tels Donald M. Grant ou Fax Publications, et il n&#233;gocia des contrats particuli&#232;rement int&#233;ressants pour les h&#233;ritiers aupr&#232;s de maisons de livres de poche telles Zebra ou Berkley Books, alimentant la demande incroyable pour les r&#233;cits de Howard &#224; l'aide de sa pr&#233;cieuse collection de pulps et de manuscrits originaux. En 1976, il fit para&#238;tre &lt;i&gt;The Last Celt&lt;/i&gt;, monumentale bio-bibliographie de Howard faisant plus de 400 pages.&lt;br&gt;	Il s'opposa syst&#233;matiquement &#224; De Camp alors que celui-ci tentait de prendre le contr&#244;le de Conan, contrecarrant les manigances de ce dernier, et &#339;uvrant pour aider &#224; faire para&#238;tre les nouvelles du Cimm&#233;rien sans les &#171; apports &#187; de ce dernier. Une premi&#232;re tentative, en 1977, sous l'&#233;gide de Karl Edward Wagner, resta avort&#233;e sous les pressions de De Camp, mais &#224; la fin des ann&#233;es quatre-vingt-dix, alors qu'il &#233;tait &#224; la retraite depuis longtemps, il me fournit toute l'aide dont j'avais besoin alors que je pr&#233;parais ce qui allait devenir les int&#233;grales Wandering Star (et Bragelonne en France.)&lt;br&gt;	Glenn quitta ses fonctions d'agent en 1994, et cessa son activit&#233; professionnelle - il &#233;tait contrema&#238;tre dans une usine de papeterie - quelques ann&#233;es plus tard.&lt;br&gt;	Dans le petit monde howardien, o&#249; les rivalit&#233;s et querelles intestines sont la norme, personne n'eut jamais rien &#224; dire sur Glenn, qui faisait l'unanimit&#233;. Toujours courtois, &#224; l'&#233;coute des fans, il faisait preuve d'une amabilit&#233; et d'une g&#233;n&#233;rosit&#233; sans failles. Son sens de la r&#233;partie et de la formule &#233;tait particuli&#232;rement appr&#233;ci&#233;. La personnalit&#233; de Glenn et sa mani&#232;re de fonctionner seraient qualifi&#233;es aujourd'hui de &#171; old school. &#187;. Pour Glenn, la poign&#233;e de main scellant un contrat avait bien plus de valeur que le document sign&#233;. Il faisait confiance, et attendait la confiance en retour. Ainsi un jour, alors que je lui demandai s'il pouvait m'envoyer quelques reproductions de photos de Howard, quelle ne fut pas ma surprise de recevoir par la poste des tirages originaux, charge &#224; moi de faire les copies et de lui renvoyer les originaux.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_611 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L450xH179/Glenn-Lord-170d4.jpg' width='450' height='179' alt='JPEG - 67.9&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;P. Louinet, R. Burke et Glenn Lord, devant la maison des Howard en 2001 (cr&#233;dit : Qu&#233;lou Parente )
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Je connaissais Glenn depuis 1988, date de mes premiers &#233;changes &#233;pistolaires avec lui, et qui me conduisirent pour la premi&#232;re fois &#224; Cross Plains et chez Glenn en mars 1989. Nous ne devions nous voir que quelques fois en vingt-trois ans, mais nous e&#251;mes une correspondance aussi r&#233;guli&#232;re que volumineuse pendant de tr&#232;s nombreuses ann&#233;es et, ces derni&#232;res ann&#233;es, quelques conversations t&#233;l&#233;phoniques. Il commen&#231;a tr&#232;s rapidement &#224; m'envoyer des photocopies des originaux, qui donn&#232;rent naissance &#224; une v&#233;ritable passion chez moi. Bien vite, Glenn m'exp&#233;dia d'&#233;paisses enveloppes, contenant parfois jusqu'&#224; deux cents ou trois cents pages de photocopies. J'offris de le d&#233;dommager, mais cela ne l'int&#233;ressait pas. Il me demanda si en &#233;change je pouvais plut&#244;t lui envoyer les livres de Howard en langue &#233;trang&#232;re qui faisaient d&#233;faut &#224; sa collection. Je mis quelques semaines &#224; traquer tout ce qui lui manquait dans les &#233;ditions fran&#231;aises. Puis, en ces temps o&#249; l'internet balbutiait encore, je r&#233;ussis &#224; lui trouver des &#233;ditions russes, polonaises, baltes, turques et de bien d'autres pays, que je lui exp&#233;diai en retour. &lt;br&gt;	Glenn me permit ainsi de pouvoir travailler sur les manuscrits originaux de fa&#231;on intensive, et notamment sur les Conan. C'est gr&#226;ce &#224; cela que Marcelo Anciano et Rusty Burke devaient un jour me demander de bien vouloir diriger l'int&#233;grale Conan chez Wandering Star, qui devait servir de base &#224; celle publi&#233;e en France chez Bragelonne. Sans Glenn Lord, pas d'&#233;dition Wandering Star ou Bragelonne, ou en tout cas bien diff&#233;rentes, inf&#233;rieures et bien moins riches.&lt;br&gt;	Sans Glenn, il nous manquerait donc quelques textes de Conan, mais ce n'est l&#224; qu'une goutte d'eau : nous n'aurions que deux nouvelles de Kull ; la m&#234;me chose pour Bran Mak Morn ; il nous manquerait six ou sept nouvelles de Solomon Kane. Des dizaines de textes, de lettres, des centaines de po&#232;mes, sans doute perdus &#224; jamais. Sans Glenn, nous aurions moiti&#233; moins de photos de Howard, et les 400 pages de la correspondance avec Lovecraft n'existeraient sans doute plus. Chaque personne qui a lu et appr&#233;ci&#233; Howard est redevable &#224; Glenn Lord de fa&#231;on bien plus importante qu'elle se l'imagine.&lt;br&gt;	&lt;br&gt;	Personne, et &#224; fortiori personne habitant &#224; pr&#232;s de dix mille kilom&#232;tres de chez moi, n'a eu autant d'impact que Glenn sur la personne que je suis devenue. Sa mort me touche plus que les mots peuvent le dire. Il m'a fallu une semaine avant de coucher quelques mots &#224; son sujet.&lt;br&gt;	Ce sont &#224; pr&#233;sent les bons souvenirs qui, peu &#224; peu, refont leur apparition. Les joies quand je recevais ses lettres ; la toute premi&#232;re fois o&#249; je le rencontrai et qu'il se pr&#233;senta &#224; moi : Glenn avait l'accent tra&#238;nant et nasillard des gens de Louisiane, associ&#233; &#224; ces fluctuations de l'accent Texan. Je me rendis compte que je comprenais &#224; peine un mot sur quatre au d&#233;part. Je me souviens de Rusty Burke, un ami de 23 ans lui aussi, que Glenn me pr&#233;senta lors de ce premier s&#233;jour, et qui m'expliqua, alors que je lui confiais mon probl&#232;me, que beaucoup d'Am&#233;ricains avaient eux aussi du mal &#224; comprendre l'accent de Glenn. Je me souviens de Glenn &#233;clatant de rire en 2006 quand je lui donnai la photocopie d'une interview de Sprague de Camp dans laquelle ce dernier disait de Glenn qu'il &#233;tait chauffeur de poids lourd et que la diff&#233;rence de niveau social entre eux (les &#233;poux de Camp) et ce prol&#233;taire de Glenn &#233;tait abyssale. Je me souviens de Glenn, m'apportant &#224; Cross Plains le manuscrit original de la nouvelle de Conan &lt;i&gt;The God in the Bowl&lt;/i&gt; et me le laissant pour la nuit afin que je puisse le lire, l&#224;, &#224; Cross Plains, &#224; deux pas de la maison de Howard. Je me souviens de Glenn m'invitant &#224; d&#238;ner chez lui, et des moments apr&#232;s le repas, o&#249; il me montra quelques uns des tr&#233;sors de sa collection. Je me souviens du soir d'Halloween 1990, apr&#232;s que nous ayons d&#238;n&#233; ensemble, quand il me donna un gros paquet de photocopies, qui se r&#233;v&#233;l&#232;rent &#234;tre la plus grosse partie de la correspondance Howard/Lovecraft, compl&#232;tement in&#233;dite. Je ne me souviens pas de ma t&#234;te &#224; ce moment l&#224;, mais je l'imagine... Je me souviens de Paul Herman, interviewant Glenn, posant une question qui lui prit peut-&#234;tre une minute &#224; formuler, et de la r&#233;ponse de Glenn, laconique, en trois mots, provoquant l'hilarit&#233; de la salle. Je me souviens de la fiert&#233; que j'ai ressentie lorsque je me retrouvai &#224; ses c&#244;t&#233;s pour d&#233;battre lors d'un panel Howard, au cours de la World Fantasy Con d'Austin, en 2006.&lt;br&gt;	Je me souviens enfin de Fabrice Tortey lan&#231;ant l'id&#233;e de partir trois jours &#224; Houston, &lt;a href=&quot;http://nemedie.free.fr/site/article.php3?id_article=144&quot; class='spip_out'&gt;juste afin de f&#234;ter le 78&#232;me anniversaire de Glenn&lt;/a&gt;, en novembre 2009. Je me souviens des yeux de Glenn ce jour-l&#224;, qui brill&#232;rent comme jamais quand je lui montrai la photo originale de Howard dont j'avais h&#233;rit&#233; quelques semaines auparavant. Je ne devais plus revoir Glenn. J'avais dans l'id&#233;e de repartir &#224; Pasadena en 2011, pour son 80&#232;me anniversaire, mais cela ne s'est pas fait.&lt;br&gt;	Il fut mon mentor, il fut mon ami, et il m'est difficile de croire que personne ne recevra plus de lettres dans cette Boite Postale 775, &#224; Pasadena.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Concours Bragelonne : Gagnez des recueils Conan !</title>
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		<dc:date>2011-08-24T18:42:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Conan l'Immortel&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://nemedie.free.fr/site/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span class='spip_document_607 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L300xH486/9782811205720-2-1e314.jpg' width='300' height='486' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;A l'occasion de la sortie prochaine du recueil de nouvelles ayant pour h&#233;ros notre cimm&#233;rien favori, les &lt;strong&gt;Editions Bragelonne&lt;/strong&gt; vous proposent de gagner 10 exemplaires de l'ouvrage, pour peu que vous r&#233;ussissiez &#224; r&#233;pondre aux questions que les &lt;strong&gt;Chroniques N&#233;m&#233;diennes&lt;/strong&gt; vous ont concoct&#233; ! &lt;br&gt;Attention, un seul essai est autoris&#233; par participant, mais vous avez jusqu'au 31 ao&#251;t pour compulser grimoires et parchemins susceptibles de vous livrer les bonnes r&#233;ponses.&lt;br&gt;Pour participer il vous suffit de cliquer sur le lien situ&#233; en bas de page pour acc&#233;der au questionnaire.&lt;br&gt;Bonne chance &#224; tous !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;font color=&quot;#990066&quot;&gt;Le concours est clotur&#233;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conan, de Marcus Nispel</title>
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		<dc:date>2011-08-19T07:15:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Chrysagon</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Pitoyable !&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://nemedie.free.fr/site/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L58xH48/arton153-30a3b.gif&quot; width='58' height='48' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Conan le barbare, de Marcus Nispel &lt;br&gt;Avec Jason Momoa, Rachel Nichols, Ron Perlman&lt;br&gt;2011&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&#171; Sache &#244; Prince, qu'entre l'av&#232;nement des fils d'Aryas et l'engloutissement de l'Atlantide, il fut un &#226;ge o&#249; le soutien gorge n'avait pas encore &#233;t&#233; invent&#233;... &#187; &lt;br&gt;&lt;br&gt;Je m'attendais &#224; un truc vraiment pas bon. Mais pas &#224; ce point l&#224;. J'avais tent&#233; de lire le premier sc&#233;nario de Donnelly &amp; Oppenheimer, mais n'avais pu d&#233;passer la page 50 tant son contenu &#233;tait stupide. L'apport de Sean Hood n'a pu qu'&#224; peine relever le niveau.&lt;br&gt;Le film commence par une introduction b&#226;cl&#233;e repr&#233;sentant un parchemin anim&#233; accompagnant le fameux &#171; Sache... &#187; r&#233;cit&#233; d'une voix monocorde par un type aussi motiv&#233; qu'un proctologue en fin de semaine. Vient ensuite une s&#233;quence nous parlant du royaume d'Acheron qui avait forg&#233; un masque de pouvoir qui lui avait permis de r&#233;duire toute opposition. Mais les tribus du nord avait r&#233;ussi &#224; s'en emparer et &#224; le briser, dispersant les fragments. La s&#233;quence suivante, d&#233;marrant par le plan d'un b&#233;b&#233; dans le ventre de sa m&#232;re manquant de se prendre une lame aurait pu me faire changer d'avis. Malheureusement le travelling circulaire, autour de la maman agonisante au milieu du champ de bataille, techniquement rat&#233;, augure de tout le reste du film : figurants peu cr&#233;dibles, jeu d'acteurs caricaturaux, dialogues ineptes, d&#233;cors trop artificiels et surtout mal exploit&#233;s, lumi&#232;re de t&#233;l&#233;film... Je continue ?&lt;br&gt;Oui, je continue ! Ron Perlman incarne Corin, le p&#232;re de Conan, qui va peiner &#224; &#233;lever le petit trou du cul, qui ne trouve rien de mieux que de se retrouver au milieu d'un groupe de maraudeurs Picts au look sympa mais aux feulements de panth&#232;re (truc pratique dans Conan, les m&#233;chants sont moches et les gentils sont beaux. Tiens &#231;a marchait aussi dans Solomon Kane ! ). Heureusement le petit Conan se les farcit facilement et rapporte les t&#234;tes &#224; la maison.&lt;br&gt;Son papa &#233;tant forgeron, il assiste &#224; la fabrication d'une superbe &#233;p&#233;e coul&#233;e dans un moule (m&#234;me erreur que dans le film de Milius, dont il s'agit du remake) mais il n'est pas encore pr&#234;t pour en &#234;tre digne. Trop impulsif, trop de col&#232;re en lui.&lt;br&gt;Les m&#233;chants arrivent (sans le plan avec l'&#233;claireur au centre et les cavaliers qui d&#233;ferlent de chaque c&#244;t&#233;, dommage) et attaquent le village. La r&#233;alisation est tellement brouillon, que j'ai cru un moment que nos cimm&#233;riens &#233;taient pris au milieu d'une bataille opposant deux autres partis. Mais pas du tout ! Les cimm&#233;riens se retrouvent tout d'un coup &#224; cheval, &#231;a part dans tous les sens, combats en cadre serr&#233; afin de pallier la pauvret&#233; des chor&#233;graphies, et on se retrouve dans la forge de Corin, prisonnier du chef des m&#233;chants. Incarn&#233; par Stephen Lang, &#224; la performance d&#233;j&#224; discutable dans Avatar, Khalar Zym, n'est pas le genre &#224; rigoler mais plut&#244;t le genre &#224; torturer pour arriver &#224; ses fins. Le jeune Conan se lance dans la m&#234;l&#233;e mais est captur&#233; &#224; son tour. Pour faire simple, Ron Perlman meurt assez vite, peut toucher son ch&#232;que et se barrer tandis que Khalar Zym extermine tout le monde, sauf Conan qui passe pour mort.&lt;br&gt;Des ann&#233;es plus tard, on retrouve Conan, maintenant devenu un homme, jouant les Robins des bois avec un comparse incarn&#233; par l'acteur noir impos&#233; par la censure am&#233;ricaine. Mais il n'a pas oubli&#233; Khalar Zym et quand celui-ci va croiser &#224; nouveau sa route, &#231;a va saigner...&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense qu'il ne faut pas d&#233;voiler plus avant la trame complexe de cette &#339;uvre qui encha&#238;ne clich&#233; sur clich&#233;, mise en sc&#232;ne poussive et montage approximatif. Les sc&#232;nes d'action vont s'encha&#238;ner, avec &#224; chaque fois le matte painting d'une nouvelle ville avec son nom inscrit au dessous, comme si tous ces lieux se trouvaient &#224; peine &#224; une journ&#233;e de cheval l'un de l'autre. &lt;br&gt;Musicalement c'est le vide complet. Pas de th&#232;me, des notes prolong&#233;es aux cuivres, genre jeu vid&#233;o. On est loin de Pol&#233;douris. A croire que Tyler Bates n'arrive &#224; faire de la bonne musique que quand il copie les autres compositeurs comme il le fit pour &#171; 300 &#187;.&lt;br&gt;N'ayant pu voir le film en version originale il m'est difficile de juger de la performance de Jason Momoa. Son physique correspond plus &#224; celui du Conan d&#233;crit par Howard, et c'est malheureusement le seul lien avec l'auteur texan qu'il soit possible de faire pour ce film. Mais finalement, l'acteur parait presque cr&#233;dible au milieu des autres qui sont tous ridicules (Quand je repense au pauvre Stephen Lang et &#224; Rose McGowann en sorci&#232;re sadique compl&#232;tement clich&#233;, dodelinant de la t&#234;te au milieu de leur mini palais aux allures de galion, tir&#233; par des esclaves, j'ai vraiment piti&#233; pour eux). Rachel Nichols est &#171; mignonne &#187;, mais le script ne lui permet gu&#232;re de s'exprimer.&lt;br&gt;Je passe sur les effets sp&#233;ciaux, tr&#232;s in&#233;gaux suivants les soci&#233;t&#233;s qui les ont r&#233;alis&#233;s.&lt;br&gt;Les dialogues comme je l'ai mentionn&#233; plus haut sont insipides voire ridicules par moment. La VF est un outrage, la bande son quasi vide.&lt;br&gt;Je ne l'ai pas vu en relief, ce qui m'a &#233;pargn&#233; de payer un suppl&#233;ment pour ce nouvel artifice du cin&#233;ma am&#233;ricain destin&#233; &#224; pallier l'absence de sc&#233;narios.&lt;br&gt;Bref je m'&#233;tais rarement autant fait chier dans une salle.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Si &lt;i&gt;Pathfinder&lt;/i&gt;, le pr&#233;c&#233;dent film de Nispel pouvait laisser penser, malgr&#233; des d&#233;fauts, qu'un r&#233;alisateur efficace pouvait voir le jour et apporter une patte de s&#233;rieux &#224; Conan, force est de constater que le film est un ratage complet.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il y a presque 30 ans, je m'asseyais dans une salle de cin&#233;ma pour d&#233;couvrir un guerrier anim&#233; par un sentiment de vengeance plus fort que la mort. Avec lui j'ai fr&#233;mis au contact des &#233;cailles froides d'un serpent g&#233;ant, j'ai souffert en poussant la roue de la douleur, mis le feu au b&#251;cher qui a emport&#233; ma promise et triomph&#233; avec amertume de Thulsa Doom. Le cin&#233;ma est fait pour nous prendre aux tripes, nous faire vivre d'autres vies, et si le film de Milius empruntait peu &#224; Howard, il en respectait l'esprit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il avait avant tout une vraie histoire &#224; nous conter. Rien de cela ici.&lt;br&gt;Milius avait combattu les De Laurentiis pour ne pas faire de son film un nanar. Il a fait couper le plan de la t&#234;te de la m&#232;re de Conan tomb&#233;e au sol et clignant des yeux. Nispel nous en montre une (celle d'un quelconque garde). Milius avait supprim&#233; les sc&#232;nes de combat gratuites contre des monstres, comme en haut de la Tour du Serpent. Le film de Nispel n'est qu'une suite de telles sc&#232;nes. Tout est dit.&lt;br&gt;Certains esp&#233;raient peut-&#234;tre que ce nouveau film allait pouvoir effacer celui de 1982 et porter l'image du Cimm&#233;rien vers des sommets du 7&#232;me art, mettant ainsi en avant les histoires de Robert Howard. Je pense qu'il vaut mieux oublier au plus vite cette erreur de la nature qu'est le nouveau film de Nispel. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Mais surtout, surtout,&lt;strong&gt; n'allez pas le voir&lt;/strong&gt; ! ne donnez pas votre argent &#224; ceux qui osent d&#233;naturer ainsi une franchise. Car comment ose-t-on appeler cela un film sur Conan ? Comment ose-t-on m&#234;me appeler cela du cin&#233;ma ? Alors que l'on se croirait devant un t&#233;l&#233;film merdique de M6 !&lt;br&gt;Faut-il supporter une telle nullit&#233; pour &#171; faire conna&#238;tre &#187; le personnage et &#171; am&#233;liorer peu &#224; peu &#187; son image ? Risible. Et surtout c'est rat&#233; pour l'image. Dans l'esprit du grand public Conan va retourner dare-dare au rayon &#171; daube pour bourrin d&#233;c&#233;r&#233;br&#233;s &#187;, malgr&#233; tous les efforts r&#233;alis&#233;s depuis des ann&#233;es par ceux qui aiment Howard et ses travaux.&lt;br&gt;C'est est assez de ce diktat de certaines soci&#233;t&#233;s qui pr&#233;tendent poss&#233;der les droits sur l'&#339;uvre de Howard &#224; grand coup de bluff ! Si le personnage est certes prot&#233;g&#233; par Pognon Inc., la majorit&#233; des nouvelles de Howard est dans le domaine publique depuis de nombreuses ann&#233;es. Et si une histoire est libre, les personnages, tant qu'il restent &#224; l'int&#233;rieur de celle-ci, le sont aussi, &#224; ce que je sache. Nos amis d'outre atlantique vont-ils faire un proc&#232;s &#224; tous ceux qui portent le nom de Conan ? (Je vis en Bretagne et il y en a un &#224; chaque coin de rue). Et surtout malgr&#233; son gros logo m&#233;tallique, z&#233;br&#233; d'un &#233;clair en d&#233;but de film, Paradox a montr&#233; qu'elle n'&#233;tait pas digne de Robert Howard en laissant produire une telle daube.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Au moment o&#249; je me connectais pour mettre l'article en ligne, la Poste me livrait l'affiche du court m&#233;trage de Douglas Sunlin, &lt;a href=&quot;http://nemedie.free.fr/site/spip.php?article151&quot; class='spip_in'&gt;&lt;font color=&quot;#990066&quot;&gt;The Frost Giant Daughter&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;, un projet amateur, au budget minuscule obtenu via souscription, et se voulant fid&#232;le au texte original. Un signe de Crom ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;N'oubliez pas que jusqu'au 31 ao&#251;t vous pouvez remporter 10 exemplaires du nouveau recueil de nouvelles publi&#233; par &lt;strong&gt;Bragelonne : Conan l'Immortel&lt;/strong&gt;, en cliquant&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://nemedie.free.fr/site/spip.php?article154&quot; class='spip_in'&gt;&lt;font color=&quot;#990066&quot;&gt;ICI.&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Habitants des Tombes</title>
		<link>http://nemedie.free.fr/site/spip.php?article124</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nemedie.free.fr/site/spip.php?article124</guid>
		<dc:date>2011-01-28T09:07:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Truchaud</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Nouvelles Editions Oswald n&#176;148&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://nemedie.free.fr/site/spip.php?rubrique15" rel="directory"&gt;Pr&#233;faces de Fran&#231;ois Truchaud&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span class='spip_document_604 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L300xH444/Les-habitants-des-tombes----cd6d8.jpg' width='300' height='444' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aux heures p&#226;les de la nuit&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Neuf nouvelles impr&#233;gn&#233;e de fantastique horrible, de magie noire, de vengeance, de violence et de sang... &#233;crivais-je &#224; propos du &lt;/i&gt;Pacte noir&lt;i&gt;, le premier Howard chez N&#233;O ! Une d&#233;finition qui s'applique &#224; merveille au pr&#233;sent volume - le vingti&#232;me REH dans cette collection ! - le premier des trois recueils qui rassembleront trente nouvelles fantastiques de l'auteur de &lt;/i&gt;La Vall&#233;e du ver&lt;i&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le lecteur sait toute l'importance du fantastique dans l'&#339;uvre de &#171; Two-Gun Bob &#187;, comme en t&#233;moignent notamment &lt;/i&gt;Le Pacte noir&lt;i&gt; et &lt;/i&gt;L'homme noir&lt;i&gt;. Pourtant les neuf nouvelles de pr&#233;sent ouvrage me semblent encore plus sombres, violentes et cauchemardesques. Jamais l'univers de Howard n'a &#233;t&#233; aussi glauque et hant&#233; par l'horreur. Les Forces du Mal et de la nuit se d&#233;cha&#238;nent sur le monde, et bien peu en r&#233;chapperont ! L'&#233;pouvante et la mort, surgies des t&#233;n&#232;bres et des r&#234;ves, sont au rendez-vous. Ou la vision hallucin&#233;e de REH, l'un des plus grands &#233;crivains fantastiques de ce si&#232;cle, l'un des auteurs prestigieux de Weird Tales aux c&#244;t&#233;s de Lovecraft, Clark Ashton Smith, August Derleth, Carl Jacobi et bien d'autres !&lt;br class='manualbr' /&gt;Ces neuf nouvelles contiennent un fantastique v&#233;cu au premier degr&#233;, comme si elles avaient &#233;t&#233; &#233;crites au sortir de r&#234;ves et de cauchemars, dans un &#233;tat second... ainsi certaines nouvelles de Lovecraft (notamment le recueil &lt;/i&gt;Dagon&lt;i&gt;) qui semblent &lt;/i&gt;venues d'ailleurs&lt;i&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Au fil des pages, le lecteur trouvera des indications pr&#233;cieuses sur la nature et l'origine de ces r&#234;ves et de ces cauchemars - v&#233;ritable d&#233;finition du Fantastique que nous donne Howard, se r&#233;v&#233;lant un peu plus &#224; nous (dans certaines nouvelles, la fiction et la r&#233;alit&#233; sont pratiquement confondues) et nous livrant en partie le secret de sa cr&#233;ation. Et, tout naturellement, ces souvenirs et ces obsessions, ces terreurs venues d'ailleurs, remontent &#224; l'enfance. Le jeune Howard fut tout particuli&#232;rement impressionn&#233; par les histoires de fant&#244;mes que lui racont&#232;rent la cuisini&#232;re noire de ses parents et sa grand-m&#232;re, comme il l'a &#233;crit avec une lucidit&#233; &#233;tonnante :&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Aucune des histoires de revenants que racontent les Noirs ne m'a jamais fait aussi peur que celles que me racontait ma grand-m&#232;re. Elle poss&#233;dait toute la tristesse et le sombre mysticisme de l'&#226;me ga&#233;lique. Il n'y avait aucune lumi&#232;re, aucune joie en elle. Ses histoires montraient l'&#233;trange folklore qui s'&#233;tait d&#233;velopp&#233; parmi les colonies irlando-&#233;cossaises du sud-ouest des Etats-Unis, o&#249; les mythes celtiques et le contes de f&#233;es, transplant&#233;s, rencontraient les l&#233;gendes slaves et se m&#234;laient &#224; elles. La famille de ma grand-m&#232;re avait quitt&#233; l'Irlande du sud, seulement une g&#233;n&#233;ration plus t&#244;t, et elle connaissait par c&#339;ur toutes les histoires et les superstitions des gens, Blancs ou Noirs, qui vivaient autour d'elle. Lorsque j'&#233;tais enfant, mes cheveux se dressaient sur ma t&#234;te lorsqu'elle me parlait du chariot qui s'avance sur les chemins d&#233;serts, au c&#339;ur de la nuit, et que ne tire aucun cheval... un chariot rempli de t&#234;tes tranch&#233;es et de membres humains ! Elle me parlait &#233;galement du cheval jaune, une horrible cheval de cauchemar qui montait et descendait l'escalier d'une vieille demeure de planteurs, tandis qu'une m&#233;chante femme agonisait dans son lit ; et des coups frapp&#233;s par les fant&#244;mes qui bruissaient derri&#232;re les portes que personne n'osait ouvrir, de peur d'&#234;tre foudroy&#233; par la vue de ce qui se trouvait derri&#232;re. Et dans nombre de ses histoires, &#233;galement, apparaissait la vieille demeure abandonn&#233;e, au milieu d'une plantation, envahie par de mauvaises herbes, avec des pigeons spectraux s'envolant brusquement des balustrades de la v&#233;randa. &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Cette derni&#232;re phrase nous fait aussit&#244;t penser aux &lt;/i&gt;Pigeons de l'Enfer&lt;i&gt;, bien s&#251;r (in &lt;/i&gt;L'Homme noir&lt;i&gt;), mais le lecteur trouvera d'autres r&#233;f&#233;rences, provenant en droite ligne des souvenirs d'enfance d'Howard. Ainsi dans &lt;/i&gt;Le fl&#233;au de Dermod&lt;i&gt; (l'une de ses histoires les plus &#233;tranges), il &#171; met en sc&#232;ne &#187; sa grand-m&#232;re elle-m&#234;me, et nous rappelle ses ascendances irlandaises. D'ailleurs, dans nombre de ses nouvelles, ses personnages portent des noms irlandais, je n'insiste pas.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/i&gt;Delanda Est&lt;i&gt; (paru dans &lt;/i&gt;Worlds of Fantasy&lt;i&gt;, vol. 1, n&#176;1, en 1968) fait allusion, naturellement au fameux &lt;/i&gt;Delanda Carthago&lt;i&gt; (il faut d&#233;truire Carthage), mais ici, il s'agit de Rome. Outre le th&#232;me fantastique, Howard nous montre une fois de plus qu'il prend fait et cause pour les barbares (en une magnifique &#233;vocation de Gens&#233;ric et des Vandales) face &#224; la &#171; civilisation &#187; romaine. Une nouvelle tr&#232;s courte qui pourrait &#234;tre le premier chapitre d'un roman !&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/i&gt;Celui qui hantais la bague&lt;i&gt; (paru dans &lt;/i&gt;Weird Tales&lt;i&gt;, en juin 1934) utilise un th&#232;me fantastique classique, mais Howard lui donne une tournure extr&#234;mement personnelle, et nous sommes en pays de connaissance. Le Club des Aventuriers, des personnages au pass&#233; myst&#233;rieux, des recherches occultes... Howard use et abuse des noms propres, qui ont valeur de f&#233;tiches pour lui (Kirowan, Conrad, Gordon). Notons certaines lignes pr&#233;monitoires sur le suicide et la fin assez &#233;tonnante de ce r&#233;cit.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/i&gt;La maison parmi les ch&#234;nes&lt;i&gt; (paru en 1971 dans &lt;/i&gt;Dark Things&lt;i&gt;, anthologie d'Auguste Derleth) est en fait un texte inachev&#233; d'Howard (titre original : &lt;/i&gt;The House&lt;i&gt;). Auguste Derleth le reprit et l'acheva (&#224; partir du paragraphe : &#171; Nous avions franchi le cercle des ch&#234;nes moroses &#187;) mais les vers cit&#233;s dans la partie &#233;crite par Derleth sont de REH. Le personnage central est Justin Geoffrey ou le po&#232;te fou, envahi et d&#233;truit par des cauchemars venus d'un autre monde. Le texte &#233;crit par Howard est extr&#234;mement r&#233;v&#233;lateur, puisqu'il s'agit en fait d'un autoportrait ! Lorsqu'il parle des &#233;tudes de Geoffrey, de son aversion pour les math&#233;matiques et autres mati&#232;res, il parle &#224; la premi&#232;re personne ! Et nous avons devant nous le Howard adolescent, empli des ses r&#234;ves fabuleux, pr&#234;t &#224; accoucher de son &#339;uvre. La partie &#233;crite par Derleth infl&#233;chit quelque peu le r&#233;cit, d&#233;viant tout naturellement vers Lovecraft ! Ainsi, nous avons la biblioth&#232;que maudite, avec le &lt;/i&gt;Necronomicon&lt;i&gt; et autres livres redoutables. Le personnage de Justin Geoffrey devient une synth&#232;se de Howard et de Lovecraft, soit l'&#233;crivain fantastique par excellence. Comment Howard aurait-il termin&#233; cette nouvelle, nous l'ignorons, mais Derleth ne se montre aucunement indigne de lui. Un tr&#232;s beau texte &#171; hant&#233; &#187; sur les r&#234;ves et la cr&#233;ation fantastique.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/i&gt;Le cobra du r&#234;ve&lt;i&gt; (paru dans &lt;/i&gt;Weirdbook&lt;i&gt;, n&#176;1, en 1968) est &#233;galement un th&#232;me fantastique classique, mais trait&#233; d'une mani&#232;re originale par Howard. Le r&#234;ve/cauchemar se poursuit et envahit la r&#233;alit&#233;, d&#233;truisant la r&#233;alit&#233; et les faits. Un bref retour aux Indes, et des sc&#232;nes d'une tension et d'une horreur rares ! Ainsi qu'une tr&#232;s belle m&#233;ditation sur les m&#233;canismes de l'inconscient. De la logique in&#233;luctable du cauchemar...&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/i&gt;Le fl&#233;au de Dermod&lt;i&gt; (paru dans &lt;/i&gt;Magazine of Horror&lt;i&gt;, automne 1967) est sans doute l'un des textes les plus personnels de Howard... et des plus curieux. Outre sa grand-m&#232;re nomm&#233;ment cit&#233;e et ses origines irlandaises, Howard s'invente une &lt;/i&gt;s&#339;ur jumelle&lt;i&gt; (ce th&#232;me se retrouve dans une ou deux autres nouvelles. Ce qui int&#233;resserait sans doute plus d'un psychanalyste ! L'ambiance de ce r&#233;cit n'est pas sans rappeler &lt;/i&gt;Le cairn de l'homme gris&lt;i&gt; (in &lt;/i&gt;Le Pacte noir&lt;i&gt;) et jamais Howard n'a &#233;t&#233; aussi sombre et d&#233;sesp&#233;r&#233;, hant&#233; par la mort et la futilit&#233; des choses de ce monde.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/i&gt;Le peuple de la c&#244;te noire&lt;i&gt;, paru dans &lt;/i&gt;Spaceway Science Fiction&lt;i&gt;, en septembre-octobre 1969) est un autre r&#233;cit tr&#232;s &#233;trange, d'une cruaut&#233; et d'une noirceur rarement &#233;gal&#233;es. L'ambiance est digne des r&#233;cits les plus &#233;chevel&#233;s des &lt;/i&gt;pulps&lt;i&gt; d'avant-guerre, mais c'est vraiment le cauchemar &#224; l'&#233;tat pur, comme si Howard l'avait couch&#233; par &#233;crit, encore &#224; moiti&#233; endormi, &#224; peine r&#233;veill&#233; d'un r&#234;ve particuli&#232;rement horrible ! Outre le th&#232;me insolite, notons la citation d'un po&#232;me de Tevis Clyde Smith (ami et collaborateur d'Howard) et le ton extr&#234;mement &lt;/i&gt;morbide&lt;i&gt; de cette nouvelle, f&#233;brile et malsaine &#224; souhait !&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/i&gt;Les habitants des tombes&lt;i&gt; (titre de travail : &lt;/i&gt;His Brother's Shoes&lt;i&gt;, paru dans &lt;/i&gt;Lost Fantasies&lt;i&gt;, n&#176;4, en 1976) se signale par une ambiance extr&#234;mement &lt;/i&gt;macabre&lt;i&gt; et contient un th&#232;me cher &#224; Howard, celui de la d&#233;g&#233;n&#233;rescence d'une race, d&#233;j&#224; trait&#233; dans &lt;/i&gt;Le peuple des t&#233;n&#232;bres&lt;i&gt; (in &lt;/i&gt;Le Pacte noir&lt;i&gt;) et une aventure de Bran Mak Morn : &lt;/i&gt;Les Vers de la terre&lt;i&gt;. Je n'insiste pas. Notons les origines texanes de l'un des personnages, et l'allusion aux indiens d'Am&#233;rique, leurs superstitions concernant une certaine colline au nom &#233;trange, qui n'est pas sans annoncer Graham Masterton ! Un texte extr&#234;mement prenant et angoissant, o&#249; Howard prouve qu'il est l'un des ma&#238;tres de l'horreur.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/i&gt;La lune de Zambabwei&lt;i&gt; (paru sous le titre : &lt;/i&gt;The Grisly Horror&lt;i&gt;, dans &lt;/i&gt;Weird Tales&lt;i&gt;, en f&#233;vrier 1935) est certainement l'un des textes les plus d&#233;lirants de REH, stup&#233;fiant par sa cruaut&#233; et sa folie : mutilations, tortures, sadisme, Afghan, Noirs, sorcellerie de Zemba ! Le ton est tr&#232;s proche de &lt;/i&gt;Magie noire &#224; Canaan&lt;i&gt; (in &lt;/i&gt;Le Pacte Noir&lt;i&gt;) et de deux aventures de Steve Harrison, &lt;/i&gt;Le peuple du serpent&lt;i&gt; et &lt;/i&gt;La maison du soup&#231;on&lt;i&gt;, comme le lecteur s'en rendra compte aussit&#244;t. Je n'en dirai pas plus, ajoutant seulement que cette histoire est digne de l'imagination d&#233;bordante de Jean Ray, pour ses &lt;/i&gt;Harry Dickson&lt;i&gt;, bien s&#251;r (c'&#233;tait d&#233;j&#224; le cas pour les aventures de Steve Harrison) et que Howard fut, incontestablement tr&#232;s impressionn&#233; (et cela n'a rien d'&#233;tonnant) par &lt;/i&gt;King Kong&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Dont le sc&#233;nario &#233;tait d&#251; &#224; Edgar Wallace qui fait justement son apparition (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt;, le film-culte ! Il a litt&#233;ralement &#171; calqu&#233; &#187; certaines sc&#232;nes et images de danses et c&#233;r&#233;monies, sans parler de Zemba !&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/i&gt;Les adorateurs d'Ahriman&lt;i&gt; (paru dans la revue &lt;/i&gt;Thrilling Mystery&lt;i&gt; en juin 1936) est un autre texte d&#233;lirant digne des &lt;/i&gt;pulps&lt;i&gt; de l'&#233;poque. Rappelons que, dans la m&#234;me revue, avait &#233;t&#233; publi&#233;e quelques mois plus t&#244;t, &lt;/i&gt;Les rats du cimeti&#232;re&lt;i&gt;, une aventure de Steve Harrison. C'est &#224; nouveau le cauchemar &#224; l'&#233;tat pur. Le d&#233;but est stup&#233;fiant par sa brutalit&#233; et sa violence &lt;/i&gt;onirique&lt;i&gt; ; ce pourrait &#234;tre une bande dessin&#233;e d'E. C. Comics ! L&#224; aussi, on songe &#224; Harry Dickson, je n'insiste pas. Le r&#233;cit file &#224; cent &#224; l'heure et le lecteur est emport&#233; par l'action fr&#233;n&#233;tiques, avec une fin stup&#233;fiante. Notons que cette histoire se passe au Texas et que Howard d&#233;crit les paysages o&#249; il vit (les buissons de &lt;/i&gt;mesquite&lt;i&gt;, le domestique mexicain, comme dans &lt;/i&gt;Le tertre maudit&lt;i&gt;). Les id&#233;es foisonnent ; jamais l'imagination d'Howard n'a &#233;t&#233; aussi &#233;clatante ! A nouveau une violence et un sadisme inou&#239;s (les tortures et les mutilations) avec, en contrepoint, le tr&#232;s beau personnage f&#233;minin de Joan et l'amour naissant entre Joan et Emmett Glanton (qui aurait pu s'appeler Steve Harrison !) Et la derni&#232;re phrase, superbe d'invention et de romantisme !&lt;br class='manualbr' /&gt;En attendant &lt;/i&gt;Le tertre maudit&lt;i&gt;, voici ces neuf nouvelles, ou la preuve par neuf de la vision fantastique de REH, et bon voyage... vers les tombes ! A lire aux heures p&#226;les de la nuit !&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Fran&#231;ois Truchaud&lt;br class='manualbr' /&gt;Ville-d'Avray&lt;br class='manualbr' /&gt;30 juillet 1985.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_605 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L450xH669/Les-habitants-des-tombes---back-1e539.jpg' width='450' height='669' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://nemedie.free.fr/site/spip.php?article103&quot; class='spip_in'&gt;&lt;font color=&quot;#990066&quot;&gt;Retour &#224; la liste&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dont le sc&#233;nario &#233;tait d&#251; &#224; Edgar Wallace qui fait justement son apparition chez N&#233;o, ce m&#234;me mois, dans la collection &#171; Le miroir obscur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Fille du G&#233;ant du Gel adapt&#233;e au cin&#233;ma</title>
		<link>http://nemedie.free.fr/site/spip.php?article151</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nemedie.free.fr/site/spip.php?article151</guid>
		<dc:date>2010-12-24T10:54:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Chrysagon, Simon Sanahujas</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Interview de Douglas Sunlin, r&#233;alisateur.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://nemedie.free.fr/site/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Douglas Sunlin r&#233;alise actuellement un fan film - un court m&#233;trage r&#233;alis&#233; par des semi-professionnels - adapt&#233; de &quot;The Frost-giant's daughter&quot;. Si vous voulez l'aider, vous pouvez contribuer au budget du film sur la page Kickstarter qui y est d&#233;di&#233;e :&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;a href=&quot;http://www.kickstarter.com/projects/guignol/robert-e-howards-the-frost-giants-daughter&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;font color=&quot;#990066&quot;&gt;kickstarter&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;En contrepartie de vos dons (qui ne seront encaiss&#233;s que si l'ensemble du budget est r&#233;uni) vous aurez plusieurs cadeaux en fonction de la somme investie : d'une version d&#233;dicac&#233;e du script &#224; votre nom mentionn&#233; au g&#233;n&#233;rique en passant par le dvd du film.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Important : la dead line pour la lev&#233;e de fond est arr&#234;t&#233;e au 23 janvier 2011.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Inutile de vous dire que les Chroniques N&#233;m&#233;diennes soutiennent ce beau projet !&lt;br&gt;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Les Chroniques n&#233;m&#233;diennes : Pouvez-vous vous pr&#233;senter pour les fans fran&#231;ais de Robert E. Howard qui ne vous connaissent pas forc&#233;ment ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;Douglas Sunlin :&lt;/strong&gt; Bonjour, je m'appelle Douglas Sunlin. Il semble que le nom de ma famille provienne de quelque part en Alsace-Lorraine. On le trouve dans un dictionnaire gothique. Peut-&#234;tre ai-je donc un barbare pour lointain anc&#234;tre.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je suis fascin&#233; par les c&#244;t&#233;s artistiques et techniques du cin&#233;ma depuis que mon p&#232;re m'a confi&#233; une cam&#233;ra 8 mm alors que j'&#233;tais au coll&#232;ge. Quelques ann&#233;es plus tard, je d&#233;couvrais les histoires de Conan par Robert E. Howard.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;C. N. : Pourquoi avez-vous d&#233;cid&#233; de r&#233;aliser votre propre adaptation de Conan ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;D.S. :&lt;/strong&gt; Ces deux passions se sont entrem&#234;l&#233;es en moi avec le temps ; j'ai &#233;tudi&#233; le cin&#233;ma et le travail d'acteur au Lyc&#233;e, ainsi que l'escrime et la mise en forme physique. J'ai rejoint l'US Navy comme journaliste audiovisuel, appris les arts martiaux, vu le monde. Mais quand le film de John Milius &#171; Conan le Barbare &#187; est sorti dans les ann&#233;es 80, tout &#224; chang&#233;. Durant quelques ann&#233;es, j'en &#233;tais satisfait, mais rapidement j'ai eu l'impression de m'&#234;tre fait avoir.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai &#233;tudi&#233; le travail d'acteur, &#233;crit quelques scripts, mais sans avoir l'impression que cela pouvait faire une diff&#233;rence dans la fa&#231;on dont la saga de Conan &#233;tait pr&#233;sent&#233;e, car le syst&#232;me hollywoodien est plut&#244;t impressionnant.&lt;br&gt;&lt;br&gt;R&#233;cemment je suis devenu mod&#233;rateur pour le forum de discussion Conan.com, et nous avons vu les nouveaux efforts de Paradox afin de faire revivre la franchise. Gr&#226;ce &#224; la technologie moderne, quiconque poss&#232;de une cam&#233;ra de bonne qualit&#233; et un peu de talent peut rivaliser avec le syst&#232;me hollywoodien. Cela m'a donn&#233; l'espoir de pouvoir le faire moi-m&#234;me ; encourag&#233; par mes amis qui m'ont rejoint dans cette qu&#234;te pleine de gloire. C'est un r&#233;el privil&#232;ge d'avoir un tel but &#224; atteindre ainsi que des gens qui croient en vous. Je suis vraiment b&#233;ni des Dieux.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;C. N. : Pourquoi avoir choisi la nouvelle &#171; The Frost-giant's daughter &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;D. S. :&lt;/strong&gt; Nous avons bricol&#233; avec un certain nombre de r&#233;cits au fil des ann&#233;es, avec plusieurs faux d&#233;parts. Je voulais tout d'abord juste filmer les premi&#232;res sc&#232;nes de La Tour de l'Elephant. Puis nous avons envisag&#233; Le Dieu dans l'Urne. Il est difficile de trouver de bons acteurs pr&#234;ts &#224; travailler pour presque rien et pourtant capables de prestation de qualit&#233; professionnelle tout en &#233;tant tr&#232;s disponibles. Il est aussi difficile pour un r&#233;alisateur de film &#224; micro budget de trouver de bons lieux de tournage. Puis nous avons envisag&#233; La Fille du G&#233;ant du gel. Je suis un skieur &#233;m&#233;rite et suis habitu&#233; au froid et &#224; la neige. J'ai r&#233;ussi &#224; convaincre mon directeur de la photographie que nous pouvions le faire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tel que nous l'envisageons, notre production pr&#233;sente un certain nombre de d&#233;fis techniques. Plusieurs habitu&#233;s des reconstitutions de l'&#232;re viking vont combattre pour nous dans la neige ; l'actrice incarnant Atali sera presque nue durant le tournage ; nous allons recr&#233;er les g&#233;ants des glace avec un seul acteur, ainsi qu'une doublure de Conan d'un m&#232;tre vingt dans certains plans. J'ignore &#224; quelles autres &#233;preuves les Dieux nous confronteront, mais en tant que barbare, je me dresserai pour relever le d&#233;fi en esp&#233;rant ne pas d&#233;cevoir les fans.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;C. N. : Pouvez-vous nous en dire plus &#224; propos des acteurs ? Le casting a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; concernant les principaux personnages, alors, qui sont-ils ? A quoi ressemblent-ils ? Que pouvez-vous nous dire de leurs performances d'acteur ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;D. S. :&lt;/strong&gt; J'ai invit&#233; plusieurs acteurs &#224; participer aux auditions. William McMichael m'a beaucoup impressionn&#233; lors de sa lecture enthousiaste d'un monologue tir&#233; du Colosse Noir. Will joue souvent dans un petit th&#233;&#226;tre de San Francisco qui suit la tradition du &lt;i&gt;Grand Guignol&lt;/i&gt;. Mon meilleur ami a assist&#233; au spectacle et m'a sugg&#233;r&#233; de le contacter pour les auditions.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'aimais beaucoup David Atwood, mais ce dernier a reconnu qu'il n'avait pas le temps de s'impliquer dans un r&#244;le principal ; il interpr&#232;te n&#233;anmoins Heimdul et participe &#224; la fabrication des accessoires.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_600 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L400xH602/Douglas---Conan-_-Heindul-a1c70.jpg' width='400' height='602' alt='JPEG - 67.5&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Conan face &#224; Heimdul ?
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai vu une photo de Natalia Sofia et l'ai tout de suite voulue pour le r&#244;le. Elle est venue au studio et a d&#233;croch&#233; le r&#244;le d'Atali avec &#233;nergie et nuance. Elle est d'origine ukrainienne, et sa pointe d'accent ainsi que son approche shakespearienne ont fait mouche.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_601 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L400xH317/Douglas---Conan-_-Atali-955a1.jpg' width='400' height='317' alt='JPEG - 41.7&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Conan d&#233;couvrant Atali ?
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le fils d'un de mes amis est ceinture noire d'une variante de kung-fu. Il s'appelle James, est &#226;g&#233; de douze ans et mesure un m&#232;tre vingt , il servira de doublure, faisant para&#238;tre nos g&#233;ants d'un m&#232;tre quatre-vingt gigantesques. Mais je suis en train de r&#233;v&#233;ler mes secrets...&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;C. N. : O&#249; avez-vous pr&#233;vu de tourner et qu'est-ce qui a motiv&#233; votre choix ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;D. S. :&lt;/strong&gt; Je skie souvent dans les Sierras et je connais pas mal de paysages accident&#233;s &#224; trois ou quatre heures de la Baie de San Francisco o&#249; nous pourrions imaginer qu'Atali et ses fr&#232;res, les G&#233;ants des Glaces nous attendent. Avec notre budget nous devions nous cantonner &#224; des zones ne demandant pas une r&#233;mun&#233;ration trop &#233;lev&#233;e. Cela &#224; &#233;limin&#233; d'office les parcs nationaux comme le Yosemite pourtant proche. J'aurais ador&#233; filmer au Wyoming's Grand Tetons National Park car ses pics saillants me rappellent la peinture immortelle de Frazetta qui illustra ce conte de Howard. L'office des for&#234;ts des Etats-Unis ne demande pas de participation financi&#232;re pour les films non commerciaux &#224; petit budget, j'ai donc choisi ainsi notre terrain de jeu.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;C. N. : Les costumes occupent une place importante dans ce genre de film, o&#249; allez-vous les trouver et quels sont vos choix dans ce domaine ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;D. S. :&lt;/strong&gt; J'ai un long pass&#233; dans la reconstitution historique, principalement l'&#233;poque viking. J'ai donc pas mal de costumes, des armes ainsi que des armures sous la main. J'ai &#233;galement d&#233;gott&#233; des casques &#224; cornes sur internet. Nous r&#233;alisons beaucoup de choses nous-m&#234;mes en partant de z&#233;ro ; et nous avons un costumier &#224; nos c&#244;t&#233;s dans le d&#233;fi de r&#233;aliser des costumes identiques pour Will et sa doublure James.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'aimerai remercier tous mes fid&#232;les barbares qui ont accept&#233; de me suivre dans cette aventure. Ils ont foi en mes id&#233;es, et sans eux, ce projet serait rest&#233; &#224; l'&#233;tat de r&#234;ve.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;C. N. : Parlons un peu du script : qui l'a &#233;crit ? Avez-vous effectu&#233; des changements par rapport &#224; l'histoire originale de Howard ou pas ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;D. S. :&lt;/strong&gt; Mon intention est de coller autant que possible &#224; l'histoire de Howard. Il est tr&#232;s visuel dans sa fa&#231;on de raconter ; chacune de ses phrases am&#232;ne ais&#233;ment une visualisation que j'ai traduite en plans de cam&#233;ra. Il y a certains passages qui ne sont toutefois pas transposables de fa&#231;on aussi simple ; par exemple le champ de cadavres. Il indique qu'il y a eu conflit majeur. Mais simplement montrer un tas de guerriers morts dans la neige aurait eu moins d'impact au cin&#233;ma. J'ai choisi &#224; la place de commencer media res, en plein milieu de l'action. Il y aura donc bataille.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;C. N. : Parlez-nous un peu de votre exp&#233;rience personnelle : quels films avez-vous r&#233;alis&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;D. S. :&lt;/strong&gt; D&#232;s l'adolescence j'ai beaucoup pratiqu&#233; avec la cam&#233;ra offerte par mon p&#232;re. J'ai &#233;tudi&#233; les techniques du cin&#233;ma. A cette &#233;poque, 2001, l'Odyss&#233;e de l'Espace de Kubrick sortait en salle, et j'ai &#233;tudi&#233; toutes les techniques qu'il a utilis&#233;es. Je r&#234;vais d'aller dans une &#233;cole de cin&#233;ma, mais j'ai &#224; la place &#233;tudi&#233; la litt&#233;rature anglaise. Mais j'ai entretenu mon r&#234;ve et j'ai &#233;tudi&#233; la photo et le jeu d'acteur parmi d'autres choses. Ce n'est que r&#233;cemment que j'ai film&#233; Cimmeria et l'ai partag&#233; sur Youtube. Je suis donc essentiellement un amateur &#233;clair&#233;, entour&#233; d'une petite &#233;quipe de professionnels qui croient en lui.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;C. N. : Combien de jours de tournage pr&#233;voyez-vous ? Allez-vous tourner l'ensemble du film en une fois ou pr&#233;voyez vous plusieurs s&#233;ances de travail distinctes ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;D. S. :&lt;/strong&gt; J'ai pr&#233;vu que nous nous rendions trois fois sur place suivant les trois actes de l'histoire qui requi&#232;rent des &#233;quipes diff&#233;rentes d'acteurs. Je vais &#233;galement tourner le combat avec les G&#233;ants des Glaces en int&#233;rieur devant un &#233;cran vert.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;C. N. : Parlons un peu de votre budget. Pouvez-vous expliquez aux internautes le syst&#232;me Kick starter ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;D. S. :&lt;/strong&gt; Le principe avec Kickstarter est que vous d&#233;terminez votre budget, estim&#233; dans mon cas &#224; 5000 dollars, et offrez aux donateurs diff&#233;rents cadeaux en fonction de leurs niveaux de participation. Ces cadeaux sont cumulatifs, ce qui fait que les plus g&#233;n&#233;reux, inscrits au g&#233;n&#233;rique comme producteurs ex&#233;cutifs, recevront &#233;galement une affiche, une copie du script, etc. Si je ne re&#231;ois pas la somme suffisante de mes supporters, je ne toucherais pas un cent et devrais tout financer de ma poche.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;C. N. : Et o&#249; en &#234;tes vous actuellement ?&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;D. S. :&lt;/strong&gt; Pour l'instant nous sommes &#224; un peu plus de 2000 dollars, mais qui sait jusqu'o&#249; nous pourrons aller ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;Nous avons des s&#233;quence &#224; acheter, ainsi que des costumes et du mat&#233;riel de production. Nos acteurs principaux m&#233;ritent &#233;galement une r&#233;tribution raisonnable &#233;tant donn&#233;s leur talent et le talents qu'ils ont investi. Jusqu'&#224; maintenant, beaucoup des d&#233;penses diverses viennent directement de ma poche.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;C. N. : Pr&#233;voyez-vous de recourir &#224; des effets sp&#233;ciaux ? Et si oui, quel montant du budget leur sera d&#233;di&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;strong&gt;D. S. :&lt;/strong&gt; Mon r&#234;ve serait d'utiliser les effets sp&#233;ciaux aussi peu que possible. Mais pour la bataille avec les G&#233;ants pas exemple, nous avons besoin d'un peu de magie du cin&#233;ma. J'ai la chance de conna&#238;tre le jeune James, dont les talents dans les arts martiaux permettront d'utiliser les m&#234;mes techniques que celles employ&#233;es dans le Seigneurs de Anneaux pour cr&#233;er la diff&#233;rence de taille entre les G&#233;ants et Conan. G&#233;ants qui seront jou&#233;s par un seul acteur, je le rappelle. Mais je ne veut pas trop d&#233;voiler de notre projet, car les fans connaissent d&#233;j&#224; chaque mot de l'histoire. Pr&#233;servons un peu l'effet de surprise !&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_599 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L300xH400/Douglas---Conan-26f56.jpg' width='300' height='400' alt='JPEG - 29.1&#160;ko' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:300px;'&gt;Conan ?
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Texte traduit de l'am&#233;ricain.&lt;br&gt;Interview r&#233;alis&#233;e par mail du 15 au 23 d&#233;cembre 2010.&lt;br&gt;Les photographies pr&#233;sentes sur cette page sont propri&#233;t&#233; du Studio Guignol, reproduites ici avec la permission de Douglas Sunlin.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sonya la Rouge</title>
		<link>http://nemedie.free.fr/site/spip.php?article123</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nemedie.free.fr/site/spip.php?article123</guid>
		<dc:date>2010-12-16T20:54:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois Truchaud</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Nouvelles Editions Oswald n&#176;144&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://nemedie.free.fr/site/spip.php?rubrique15" rel="directory"&gt;Pr&#233;faces de Fran&#231;ois Truchaud&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_597 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L300xH445/Sonya-la-rouge---front-e1640.jpg' width='300' height='445' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rouges sont les r&#234;ves du temps...&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Nemo in Sluberland&lt;br class='manualbr' /&gt;28 juin 1985&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;&#171; Les actions et les r&#234;ves des hommes sont aussi &#233;ph&#233;m&#232;res et fragiles que le brumes engendr&#233;es par la lune... m&#234;me le monde qui vient de prendre fin en ce jour. &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Cette phrase - une parmi tant d'autres - exprime parfaitement la philosophie de &#171; Two-Gun Bob &#187;, sa vision du monde et sa conception de la vie... et de la mort. Une vision pessimiste et sombre, &#224; la limite du nihilisme, que refl&#232;tent id&#233;alement ses personnages, emport&#233;s par le souffle de l'Aventure, en qu&#234;te d'un Absolu inaccessible. A ces personnages plus grands que nature correspondent des aventures hors du commun, encore plus prestigieuses et magiques lorsqu'elles se situent dans le pass&#233;. Un pass&#233; lointain et mythique... Conan, bien s&#251;r, et toute la cohorte de personnages howardiens que le lecteur a pu d&#233;couvrir dans la pr&#233;sente collection. Qui dit pass&#233; parle d'Histoire automatiquement, et l'on sait le go&#251;t du Texan pour l'Histoire, notamment pour la p&#233;riode des Croisades (avec Cormac Fitzgeoffrey).&lt;br class='manualbr' /&gt;Ainsi il &#233;crivait : &#171; Pour moi, il n'y a pas de travail litt&#233;raire aussi enthousiasmant et agr&#233;able - ne serait-ce que la moiti&#233; - que celui qui consiste &#224; r&#233;crire l'Histoire sous forme de fiction. Je souhaiterais &#234;tre n mesure de consacrer le restant de ma vie &#224; ce genre de travail. Je pourrais &#233;crire durant cent ans et il resterait encore des dizaines d'histoires r&#233;clamant &#224; grands cris d'&#234;tre &#233;crites. Chaque page d'Histoire regorge de drames qui attendent d'&#234;tre couch&#233;s sur le papier. Un seul paragraphe peut contenir suffisamment d'actions et de drames qui feraient tout un volume de fiction. N&#233;anmoins je ne pourrais jamais gagner ma vie en &#233;crivant de telles choses ; les march&#233;s sont trop restreints, les demandes trop faibles, et cela me prend trop de temps pour mener de tels r&#233;cits &#224; leur terme. J'essaie de rester aussi pr&#233;s que possible des faits r&#233;els ; de moins, je m'efforce de commettre le moins d'erreurs possible. &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;A nouveau la lucidit&#233; &#233;tonnante de Howard, ou le cr&#233;ateur partag&#233; entre ses go&#251;ts et la demande des &#233;diteurs... la recherche incessante de march&#233;s. Au d&#233;but des ann&#233;es trente, Howard fut &#224; m&#234;me de concilier les deux choses, gr&#226;ce au magazine &lt;/i&gt;Oriental Stories&lt;i&gt; qui changea de titre en 1933 et devint &lt;/i&gt;The Magic Carpet Magazine&lt;i&gt;. Cet &#171; &#233;tat de gr&#226;ce &#187; ne dura gu&#232;re, puisque cette revue, sp&#233;cialis&#233;e dans les aventures historiques, devait cesser de para&#238;tre en janvier 1934. N&#233;anmoins, neuf histoires de Howard furent publi&#233;es durant ces quatre ann&#233;es (notamment &lt;/i&gt;Les &#233;p&#233;es rouge de Cathay la Noire&lt;i&gt;, deux aventures de Cormac Fitzgeoffrey, la premi&#232;re aventure de Dennis Dorgan et les trois histoires composant ce volume). &lt;/i&gt;Sonya la Rouge&lt;i&gt; (&lt;/i&gt;The Shadow of the Vulture&lt;i&gt;) parut en janvier 1934, &lt;/i&gt;Le lion de Tib&#233;riade&lt;i&gt; (&lt;/i&gt;The Lion of Tiberias&lt;i&gt;) en juillet 1933, et &lt;/i&gt;Les cavaliers de l'Armaguedon&lt;i&gt; (&lt;/i&gt;The Sowers of the Thunder&lt;i&gt;) en hiver 1932. Pr&#233;cisons que le volume am&#233;ricain contenait une quatri&#232;me nouvelle, &lt;/i&gt;Lord of Samarkand&lt;i&gt; (paru au printemps 1932) qui figurera dans l'un des prochains volumes de notre auteur.&lt;br class='manualbr' /&gt;Certes, neuf histoires en quatre ans, ce n'est pas beaucoup, et l'ann&#233;e 1932 fut une ann&#233;e cruciale pour Howard : les magazines cessant de para&#238;tre l'un apr&#232;s l'autre, en raison de la D&#233;pression, ou payant tr&#232;s mal et avec beaucoup de retard (ainsi &lt;/i&gt;Weird Tales&lt;i&gt;). Howard avait d'autant plus de mal pour &#171; caser &#187; sa production abondante... et pour gagner sa vie ! D'o&#249; sa qu&#234;te &#233;ternelle de nouveaux march&#233;s, d'autres revues, et les diff&#233;rents genres abord&#233;s selon les p&#233;riodes : nous l'avons vu &#224; propos de Steve Harrison (les histoires polici&#232;res). Apr&#232;s une p&#233;riode faste, celle de &lt;/i&gt;Weird Tales&lt;i&gt; et les magazines sp&#233;cialis&#233;s dans les histoire de boxe (la s&#233;rie &lt;/i&gt;Iron Man&lt;i&gt; notamment, puis Steve Costigan et Dennis Dorgan) Howard se consacrera de plus en plus aux histoires de western, vers la fin de sa vie, comme nous le verrons dans les volumes ult&#233;rieurs.&lt;br class='manualbr' /&gt;Un bref retour en arri&#232;re : dans la pr&#233;face de &lt;/i&gt;Vulmea le pirate noir&lt;i&gt;, il fallait lire, bien s&#251;r, &#171; nous permet de saluer au passage Jacques Tourneur pour &lt;/i&gt;La flibusti&#232;re des Antilles&lt;i&gt; et Robert Siodmak pour &lt;/i&gt;Le corsaire rouge&lt;i&gt; &#187;. Le lecteur aura sans doute rectifi&#233; de lui-m&#234;me. Toute erreur est humaine... ou m&#233;canique. Dont acte !&lt;br class='manualbr' /&gt;Pour ce dix-neuvi&#232;me REH chez N&#233;O, une surprise de taille... puisque ce volume nous pr&#233;sente un personnage f&#233;minin (en fait, il y a une femme au c&#339;ur de chacun de ces trois r&#233;cits). Une h&#233;ro&#239;ne selon le c&#339;ur de &#171; Two-Gun Bob &#187;, une femme-guerri&#232;re proche par bien des c&#244;t&#233;s d'Agn&#232;s de Chastillon. En fait, Sonya la Rouge n'intervient qu'&#224; la page 35. Mais un paragraphe suffit - l'une de ces descriptions dont Howard a le secret, un splendide portrait en pied - et elle est d&#233;sormais pr&#233;sente et impr&#232;gne tout le r&#233;cit, vivant une existence autonome. Agn&#232;s de Chastillon &#233;tait un personnage romantique, en qu&#234;te d'Absolu, sombre et int&#233;rioris&#233; ; Sonya est beaucoup plus ext&#233;rioris&#233;e, vivante et &lt;/i&gt;charnelle&lt;i&gt; (son temp&#233;rament slave). A nouveau nous avons un affrontement Sonya/Gottfried von Kalmbach, &#224; la fois attirance et r&#233;pulsion, ou chacun cherche &#224; gagner l'estime de l'autre, Gottfried, &#234;tre d&#233;chu par la boisson et les femmes, semble tr&#232;s proche de Conan, par son c&#244;t&#233; paillard. Et toute l'histoire conte en fait sa renaissance, l'estime de lui-m&#234;me retrouv&#233;e gr&#226;ce &#224; Sonya. Un splendide r&#233;cit haut en couleurs et fertile en actions, o&#249; ces deux personnages sont plong&#233;s dans l'Histoire : 1529, le si&#232;ge de Vienne par les arm&#233;es du Grand Turc. Howard fait une nouvelle fois la preuve de sa virtuosit&#233; dans la description des combats, la fureur de la bataille, le carnage, l'&#233;puisement et l'absurdit&#233; de la guerre. Le th&#232;me de la vengeance est &#233;galement superbement trait&#233;, avec le magnifique personnage de Mikhail Oglu, le &#171; Vautour &#187; du Grand Turc. Mais Howard s'attache tout particuli&#232;rement &#224; la description de Soliman le Magnifique, dans la &#171; s&#233;quence &#187; d'ouverture et surtout dans le &#171; final &#187; qui nous fait irr&#233;sistiblement penser au &lt;/i&gt;Salammb&#244;&lt;i&gt; de Gustave Flaubert. Jamais Howard n'a d&#233;crit avec autant de virtuosit&#233; et de puissance la barbarie et la magnificence imp&#233;riale, les f&#234;tes baroques en cette nuit de Constantinople... les fastes de la Rome antique dans un d&#233;cor oriental ! Son art visuel est &#233;tincelant et somptueux, sa vision &#224; couper le souffle. En apoth&#233;ose, les derni&#232;res lignes du r&#233;cit sur les ambitions d&#233;&#231;ues, la gloire qui se change en cendres, la chute, la vengeance de Sonya et Gottfried, en une v&#233;ritable s&#233;quence cin&#233;matographique. Les images sont l&#224;... il ne reste plus qu'&#224; tourner le film !&lt;br class='manualbr' /&gt;Une nouvelle fois, le g&#233;nie de Howard &#233;clate : il lui suffit de moins de soixante pages pour cr&#233;er un personnage qui, d&#232;s lors, m&#232;ne une vie autonome et marque &#224; jamais l'imagination du lecteur... et des sc&#233;naristes. Dans les ann&#233;es soixante, Roy Thomas (c&#233;l&#232;bre sc&#233;nariste pour Marvel Comics et adaptateur en bandes dessin&#233;es de nombreuses aventures de Conan, avec le dessinateur Barry Smith) lut ce r&#233;cit et d&#233;cida de l'adapter. Il modifia le cadre : la Vienne de 1529 fut remplac&#233;e par l'&#226;ge hyborien (celui o&#249; vivait Conan) et von Kalmbach devint... Conan, tout naturellement ! De surcro&#238;t, Roy Thomas changea Red Sonya en &lt;/i&gt;Red Sonja&lt;i&gt;. Le &#171; j &#187; lui semblait beaucoup plus exotique. D&#232;s lors, Red Sonja devint une c&#233;l&#232;bre h&#233;ro&#239;ne de bandes dessin&#233;es, aux c&#244;t&#233;s de Conan, de Kull et d'autres. Au d&#233;but des ann&#233;es soixante-dix, David C. Smith et Richard L. Tierney d&#233;cid&#232;rent de consacrer une s&#233;rie &#224; ce personnage : six livres sont parus &#224; ce jour (&lt;/i&gt;The Ring of Ikibu&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;Demon Night&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;When Hell Laughs&lt;i&gt;, etc.) Tout naturellement, le cin&#233;ma devait s'y int&#233;resser, apr&#232;s le succ&#232;s remport&#233; par les deux premiers &lt;/i&gt;Conan&lt;i&gt;. Et c'est ainsi que &lt;/i&gt;Red Sonja&lt;i&gt; (h&#233;ro&#239;ne howardienne &#224; un &#171; y &#187; ou une &#171; j &#187; pr&#232;s !) voit le jour sur les &#233;crans, incarn&#233;es par Brigit Nielsen, aux c&#244;t&#233;s de Paula Smith, Ron Lacey, Ernie Rodriguez... et de Sandahl Bergman et d'Arnold Schwarzenegger ! Un film de Richard Fleitscher, un cin&#233;aste selon notre c&#339;ur !&lt;br class='manualbr' /&gt;Les deux autres r&#233;cits nous plongent &#224; l'&#233;poque des Croisades (1124 et1243) lorsque la gloire d'Outremer d&#233;cline d&#233;j&#224; et est menac&#233;e par la puissance musulmane. A nouveau il y est question de destin et de vengeance. Mais jamais Howard n'a autant entrem&#234;l&#233; l'Histoire et l'individu, et jamais ses r&#233;cits n'ont &#233;t&#233; aussi sombres et d&#233;sesp&#233;r&#233;s. Dans &lt;/i&gt;Le lion de Tib&#233;riade&lt;i&gt;, il d&#233;crit deux destins parall&#232;les : John Norwald et Zenghi. Sanglantes et cruelles sont les batailles, et implacable la vengeance. Ce qui nous vaut un &#171; final &#187; d'une rare beaut&#233; et d'un souffle romantique rarement &#233;gal&#233;. John Norwald r&#233;appara&#238;t - il a surv&#233;cu gr&#226;ce &#224; la haine - et accomplit sa vengeance, avant de retourner vers le n&#233;ant. ON songe &#224; certains drames de Victor Hugo, marqu&#233;s par le Destin et la fatalit&#233; tragique. A nouveau la vanit&#233; des ambitions, la gloire &#233;ph&#233;m&#232;re et la chute, d&#233;crite en une splendide ode fun&#232;bre. A noter la magnifique id&#233;e du jeune Saladin (futur conqu&#233;rant) qui assiste &#224; ces &#233;v&#233;nements, marqu&#233; par son futur destin. Et le dernier paragraphe qui a valeur de &lt;/i&gt;travelling avant&lt;i&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Pourtant c'est le troisi&#232;me r&#233;cit, &lt;/i&gt;Les cavaliers de l'Armaguedon&lt;i&gt;, qui nous permet d'appr&#233;cier le souffle &#233;pique, la vision prodigieuse et le &lt;/i&gt;sentiment agonique&lt;i&gt; de la vie chez Howard. Ses personnages meurent et le monde meurt avec eux ! Et le &#171; final &#187; contient la m&#234;me autodestruction et le nihilisme baroque qui explosent dans les derni&#232;res images de &lt;/i&gt;La horde sauvage&lt;i&gt; de Sam Peckinpah. A nouveau un affrontement : Ba&#239;bars la Panth&#232;re et Cahal le Rouge (les personnages centraux des trois r&#233;cits ont une chevelure rousse, marque de leur destin tragique) roi d'Irlande. Cahal est l'un des plus beaux personnages cr&#233;&#233;s - ou r&#234;v&#233;s - par Howard, Prince d'Irlande d&#233;chu et exil&#233; (dans la droite lign&#233;e de Bran Mak Morn et Cormac Mac Art) il a &#233;t&#233; tromp&#233; par une femme et &#171; recherche l'oubli des ambitions et du fant&#244;me d'un amour mort &#187;. Outremer &#224; nouveau, les Templiers, &#171; aust&#232;res chiens de garde de la Chr&#233;tient&#233; &#187;, la Horde, la conqu&#234;te et le carnage. Notons l'&#233;vocation somptueuse de J&#233;rusalem, visit&#233;e par Cahal, le &#171; Roi Rouge &#187;, superbe vision de la Palestine, et la tournure &#233;trange que prend l'histoire aux pages 131 et 132, comme s'il s'agissait d'un autre r&#233;cit, plus dans le ton des aventures de Cormac Fitzgeoffrey. D'ailleurs, un paragraphe ressemble quasiment, mot pour mot, &#224; un passage de &lt;/i&gt;La Princesse esclave&lt;i&gt;. Et, comble de la virtuosit&#233;, Howard cite Cormac Fitzgeoffrey lui-m&#234;me, un aventurier qui, cinquante ans plus t&#244;t, a mis &#224; sac la ville de Shahrazar... une aventure qu'il n'a jamais racont&#233;e ! Cormac m&#232;ne une vie autonome, &#233;chappant &#224; son cr&#233;ateur ! Puis le r&#233;cit reprend son cours... mains n'anticipons pas. Enfin la bataille d&#233;cisive - l'une des plus belles d&#233;crites par Howard - et le &#171; final &#187; o&#249; se retrouvent tous les th&#232;mes de notre auteur, en une splendide apoth&#233;ose, v&#233;ritable ode fun&#232;bre &#224; la vanit&#233; de la vie et des r&#234;ves. Je n'insiste pas, laissant au lecteur le plaisir de d&#233;couvrir ces pages flamboyantes. Jamais le talent de conteur et le g&#233;nie visionnaire de Howard n'ont &#233;t&#233; aussi &#233;clatants... jamais sa philosophie aussi sombre. La mort est au bout du chemin... tout n'est que r&#234;ves illusoires.&lt;br class='manualbr' /&gt;Apr&#232;s ce dix-neuvi&#232;me volume prend fin la s&#233;rie par personnage... provisoirement, car le lecteur ne conna&#238;t pas encore Steve Costigan, Dennis Dorgan, Breckinridge Elkins, Pike Bearfield et bien d'autres ! Le vingti&#232;me volume, &lt;/i&gt;Les habitants des tombes&lt;i&gt;, inaugurera un cycle de nouvelles (fantastiques, polici&#232;res et historiques) tr&#232;s noires. Mais pour le moment, voici les r&#234;ves rouges de Howard !&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Fran&#231;ois Truchaud&lt;br class='manualbr' /&gt;Ville-d'Avray&lt;br class='manualbr' /&gt;27 juin 1985.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_598 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L450xH670/Sonya-la-rouge---back-e2052.jpg' width='450' height='670' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&quot;http://nemedie.free.fr/site/spip.php?article103&quot; class='spip_in'&gt;&lt;font color=&quot;#990066&quot;&gt;Retour &#224; la liste&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&quot;Conan - Les Clous rouges&quot;, 3&#232;me volume, 1934 - 1935</title>
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		<dc:date>2010-12-09T15:10:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>N&#233;bal</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Chronique du quatri&#232;me ouvrage (troisi&#232;me et dernier tome de l'int&#233;grale Conan) des r&#233;&#233;ditions entam&#233;es par les &#233;ditions Bragelonne.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://nemedie.free.fr/site/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Conan - Les Clous rouges - troisi&#232;me volume, 1934-1935&lt;/i&gt; &lt;br&gt;&lt;strong&gt;Robert E. Howard&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;Editions Bragelonne &lt;br&gt;Grand format, 525 pages reli&#233;es avec jaquette &lt;br&gt;Illustrations par Gregory Manchess, ouvrage dirig&#233; par Patrice Louinet, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Patrice Louinet. &lt;br&gt;2008 &lt;br&gt;35 &#8364; &lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_595 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L300xH469/Conan---Les-Clous-rouges-4d9c8.jpg' width='300' height='469' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Suite et fin de l'int&#233;grale des aventures de Conan le Cimm&#233;rien r&#233;dig&#233;es par Robert E. Howard avec ce superbe troisi&#232;me tome. Superbe &#224; plus d'un titre : une fois de plus, Bragelonne a mis les bouch&#233;es doubles pour cette &#233;dition collector, reli&#233;e et illustr&#233;e ; or les illustrations (de Gregory Manchess, cette fois) sont bien autrement convaincantes que celles des volumes pr&#233;c&#233;dents (et notamment du &lt;a href=&quot;http://nemedie.free.fr/site/article.php3?id_article=149&quot; class='spip_out'&gt;second&lt;/a&gt;, pas tr&#232;s glop...).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Superbe encore de par sa richesse : rapellons-le, c'est la premi&#232;re fois que ces textes nous sont accessibles tels que Robert E. Howard les a &#233;crits (or, pour ce qui est du &lt;strong&gt;&#171; Maraudeur noir &#187;&lt;/strong&gt;, notamment, les &#171; modifications &#187; apport&#233;es par Sprague de Camp &#233;taient semble-t-il consid&#233;rables...), et, si les riches annexes n'int&#233;resseront le plus souvent que les ex&#233;g&#232;tes les plus passionn&#233;s (&#224; l'exception des myst&#233;rieuses versions inachev&#233;es de &lt;strong&gt;&#171; Des loups sur la fronti&#232;re &#187;&lt;/strong&gt; et de la &lt;strong&gt;&#171; Lettre &#224; P. Schuyler Miller &#187;&lt;/strong&gt;, tout &#224; fait int&#233;ressantes ; les autres n'en ont pas moins le m&#233;rite d'exister), l'excellent Patrice Louinet en profite une fois de plus pour nous livrer des commentaires passionnants, pointus et pertinents sur l'&#339;uvre howardienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Superbe enfin, mais cela n'engage que moi, parce qu'il s'agit tout simplement et de tr&#232;s loin du meilleur volume de la s&#233;rie : si &lt;strong&gt;&#171; Les Dents de Gwahlur &#187;&lt;/strong&gt; est un texte mineur, et &lt;strong&gt;&#171; Les Mangeurs d'hommes de Zamboula &#187;&lt;/strong&gt; franchement m&#233;diocre (c'est m&#234;me &#224; mon sens le plus mauvais texte de Conan avec &lt;strong&gt;&#171; La Vall&#233;e des Femmes Perdues &#187;&lt;/strong&gt;, c'est dire...), les trois plus longs r&#233;cits composant la majeure partie de ce volume sont par contre du plus haut int&#233;r&#234;t : &lt;strong&gt;&#171; Le Maraudeur noir &#187;&lt;/strong&gt; d&#233;j&#224; cit&#233;, imparfait mais fort int&#233;ressant ; &lt;strong&gt;&#171; Les Clous rouges &#187;&lt;/strong&gt;, ultime aventure de Conan et une de ses plus c&#233;l&#232;bres ; enfin et surtout &lt;strong&gt;&#171; Au-del&#224; de la rivi&#232;re Noire &#187;&lt;/strong&gt;, &#224; mon sens le meilleur r&#233;cit de Conan, pour lequel le qualificatif de chef-d'&#339;uvre n'est pas galvaud&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;taillons donc la b&#234;te. Le volume s'ouvre sur &lt;strong&gt;&#171; Les Dents de Gwahlur &#187;&lt;/strong&gt; (pp. 19-71), une nouvelle assez anecdotique o&#249; Conan se partage entre ses r&#244;les de mercenaire et de voleur. L'ensemble est relativement confus, mais quelques sc&#232;nes d'horreur viennent pimenter la sauce. Rien d'inoubliable, cependant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A fortiori si l'on tient compte de la suite ! Puisque l'on encha&#238;ne imm&#233;diatement avec le meilleur texte du recueil (du cycle ?), &lt;strong&gt;&#171; Au-del&#224; de la rivi&#232;re Noire &#187;&lt;/strong&gt; (pp. 73-149). Un r&#233;cit qui tranche avec les pr&#233;c&#233;dents : nulle jeune fille d&#233;nud&#233;e, ici, et le cadre n'a plus grand chose &#224; voir, Howard introduisant la &#171; Fronti&#232;re &#187; dans son Monde Hyborien. C'est ainsi que nous faisons la connaissance des sauvages Pictes, barbares au m&#234;me titre que Conan... qui se bat cependant contre eux, au service de l'Aquilonie civilis&#233;e ! Le r&#233;sultat final est un western tr&#233;pidant et magistral, et totalement d&#233;sesp&#233;r&#233; : &lt;strong&gt;&#171; Les dents de Gwahlur &#187;&lt;/strong&gt;, &#224; un niveau personnel, rapportait d&#233;j&#224; un &#233;chec (et c'est le cas de la plupart des r&#233;cits de cet ultime volume), mais ce caract&#232;re prend ici une dimension globale, qui en fait un texte particuli&#232;rement noir et d&#233;pressif. Nul &lt;i&gt;happy end&lt;/i&gt; &#224; attendre dans ce cauchemar guerrier, &#224; la fameuse conclusion (pp. 148-149) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; - La barbarie est l'&#233;tat naturel de l'humanit&#233;, dit l'homme de la fronti&#232;re, regardant toujours le Cimm&#233;rien d'un air sombre. La civilisation n'est pas naturelle. Elle r&#233;sulte simplement d'un concours de circonstances. Et la barbarie finira toujours par triompher. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or Howard, &#224; la diff&#233;rence de son fameux h&#233;ros - qui survit toujours en vertu de cet axiome -, n'a rien d'un barbare... Ce texte a de profondes r&#233;sonnances tant personnelles que politiques - l'&#233;poque se pr&#234;te &#224; ce genre de consid&#233;rations... -, qui dessinent un auteur et une &#339;uvre beaucoup moins unilat&#233;raux que ce que l'on se repr&#233;sente d'habitude (au passage, je ne peux m'emp&#234;cher de noter que, au-del&#224; de quelques &#233;clats racistes, le texte se montre assez nettement anti-colonialiste ; il gagne sans doute &#224; &#234;tre &#233;clair&#233; par la lettre &#224; Lovecraft mentionn&#233;e &#224; propos du racisme dans &lt;i&gt;Solomon Kane&lt;/i&gt;... et &#224; l'&#233;clairer en retour). Magistral et d'une efficacit&#233; sans faille, un sommet du genre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La suite, si elle n'atteint pas &#224; nouveau ces sommets, ne manque pas d'int&#233;r&#234;t non plus. &lt;strong&gt;&#171; Le Maraudeur noir &#187;&lt;/strong&gt; (pp. 151-250) est &#224; nouveau un texte relativement exp&#233;rimental, ou du moins audacieux par rapport aux r&#233;cits ant&#233;rieurs et &#224; ce que r&#233;clamaient la r&#233;daction et les lecteurs de &lt;i&gt;Weird Tales&lt;/i&gt; : Conan n'y appara&#238;t v&#233;ritablement que tardivement (la moiti&#233; de la novella), la traditionnelle p&#233;tasse d&#233;nud&#233;e est remplac&#233;e par un singulier duo f&#233;minin (une jeune femme et une petite fille qu'elle a adopt&#233;e) nettement moins caricatural et m&#234;me tout &#224; fait r&#233;ussi (et plus ou moins emprunt&#233; semble-t-il &#224; &lt;i&gt;La Lettre &#233;carlate&lt;/i&gt; de Nathaniel Hawthorne), et l'intrigue, enfin, m&#234;le &lt;i&gt;fantasy&lt;/i&gt; m&#233;di&#233;valisante, western version fronti&#232;re, cape et &#233;p&#233;es version piraterie, m&#233;lodrame et horreur ! Le r&#233;sultat, on s'en doute, a quelque chose de bancal - les tractations ont de quoi faire sourire, &#224; force, et la nouvelle n'est pas vraiment plausible... -, mais il n'en reste pas moins que ce r&#233;cit, que l'on peut pour la premi&#232;re fois lire en fran&#231;ais dans sa version purement howardienne, est assez enthousiasmant et efficace, dot&#233; d'un joli cadre et de bons personnages. Plus qu'honorable, donc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui n'est certainement pas le cas pour &lt;strong&gt;&#171; Les Mangeurs d'hommes de Zamboula &#187;&lt;/strong&gt; (pp. 251-291), nouvelle au caract&#232;re alimentaire affich&#233;, prenant donc le contrepied total des deux pr&#233;c&#233;dentes et de celle qui va suivre. Histoire insipide qui n'a pour elle que sa bri&#232;vet&#233; (relative...), gratuit&#233;s innombrables, racisme omnipr&#233;sent et insupportable, &#233;rotisme forc&#233;, emphase grotesque, ce texte commercial est une mauvaise blague dans laquelle un Howard fatigu&#233; se moque all&#232;grement de son r&#233;dacteur et de ses lecteurs les moins exigeants. Levons un voile pudique sur cette nullit&#233; qu'on ne saurait m&#234;me qualifier de ratage, dans la mesure o&#249; l'ambition lui faisait d&#233;faut d&#232;s les origines ; donc, oui, d&#233;finitivement &#224; ranger avec &lt;strong&gt;&#171; La Vall&#233;e des Femmes Perdues &#187;&lt;/strong&gt; dans les plus mauvaises aventures de Conan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Heureusement, la nouvelle titre remonte sacr&#233;ment le niveau. &lt;strong&gt;&#171; Les Clous rouges &#187;&lt;/strong&gt; (pp. 293-392) est une des plus c&#233;l&#232;bres aventures de Conan, et la meilleure &#224; en croire certains. Son introduction un peu longuette et quelques grivoiseries dispensables ici ou l&#224; l'emp&#234;chent en ce qui me concerne d'atteindre et plus encore de d&#233;passer en qualit&#233; &lt;strong&gt;&#171; Au-del&#224; de la rivi&#232;re Noire &#187;&lt;/strong&gt;, mais je ne peux qu'aquiescer aux jugements positifs concernant ce long et ultime r&#233;cit, &#224; nouveau tr&#232;s noir et tr&#232;s violent, et dot&#233; cette fois d'un personnage f&#233;minin nettement plus respectable que d'habitude en la personne de Valeria de la Fraternit&#233; Rouge. Quant &#224; l'analyse de ce texte bien plus riche qu'il n'y para&#238;t, je ne saurais pr&#233;tendre faire mieux que Patrice Louinet et Simon Sanahujas (dans son dernier article de ses &lt;a href=&quot;http://nemedie.free.fr/site/article.php3?id_article=105&quot; class='spip_out'&gt;&lt;i&gt;Nombreuses Vies de Conan&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;), et, ne voyant gu&#232;re l'int&#233;r&#234;t de les paraphraser, je me contenterai donc l&#226;chement de vous y renvoyer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_596 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://nemedie.free.fr/site/local/cache-vignettes/L450xH693/Conan-3---dos-84ee7.jpg' width='450' height='693' alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne vais pas d&#233;tailler les appendices, &#224; r&#233;server dans l'ensemble aux &#233;rudits howardiens. Mais, comme d'habitude, un texte au moins m&#233;rite la lecture (d&#233;doubl&#233; en deux versions inachev&#233;es, par ailleurs, pp. 398-412 et 413-437), &lt;strong&gt;&#171; Des loups sur la Fronti&#232;re &#187;&lt;/strong&gt;, &#233;trange &#233;bauche hyborienne mais sans Conan - simplement mentionn&#233; - des r&#233;cits pictes de la saga, et en premier lieu &lt;strong&gt;&#171; Au-del&#224; de la rivi&#232;re Noire &#187;&lt;/strong&gt;. Plus l&#233;ger, on s'int&#233;ressera &#233;galement &#224; la fameuse &lt;strong&gt;&#171; Lettre &#224; P. Schuyler Miller &#187;&lt;/strong&gt; (pp. 494-497), dans laquelle Howard s'amuse avec la biographie de son personnage...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si Les Clous rouges contient quelques pages indigestes, il n'en constitue pas moins &#224; mon sens le sommet des aventures de Conan. Il clot ainsi magnifiquement cette int&#233;grale qui nous a permis de red&#233;couvrir un grand personnage des origines de l'&lt;i&gt;heroic fantasy&lt;/i&gt;, que l'on croyait conna&#238;tre, mais que l'on ne peut v&#233;ritablement appr&#233;hender profond&#233;ment que maintenant, grace &#224; l'excellent travail accompli par Patrice Louinet. Alors, certes, ce n'est pas de la grande litt&#233;rature, mais du pulp assum&#233; ; cela dit, l'amateur de &lt;i&gt;fantasy&lt;/i&gt; aura tout &#224; gagner &#224; la lecture de cette &#339;uvre incomparable, qui enfonce par son ampleur et sa puissance tous les clones scandaleux et appauvris que la &lt;i&gt;BCF&lt;/i&gt; nous prodigue &#224; longueur d'ann&#233;es...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://nebalestuncon.over-blog.com/article-26081740.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Note : Cet article est une reprise de celui publi&#233; le 23 d&#233;cembre 2008 sur le blog &quot;Welcome to Nebalia&quot;.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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